LES BALKANS : Split - Durres (22 mars - 1er avril 2018)

Pas de vélo dans cet article.
Comme nous l'avions annoncé, nous avons fait une petite pause.
Retour sur cette parenthèse.



Tout c'est bien enchainé. Nous ne voulions plus pédaler pendant quelques temps, histoire de laisser venir le printemps. Nous aurions pu rester chez Steffi et Dean, les aider à préparer l'auberge en vue de son ouverture estivale,

Finalement, nous avons "bougé", mais sans les vélos. Ou plutôt si, avec les vélos, mais sans pédaler. Explication.

Alice et Lucas (soeur et frère), voyagent en fourgon. Après concertation, , ils nous proposent de voyager avec eux, mais descendent au Sud...


Banco. Et tant mieux s'ils vont vers le sud. Nous n'aurions pas accepter de découvrir une partie inconnue, à travers des vitres...

Après avoir salué nos hôtes, nous voila embarqué tous les 4 et nos 2 vélos dans le vieux "merco" qui démarre au quart de tour, mais reste poussif dans les montées lesté de 200 kilos supplémentaires...


Se retrouver enfermé à 4, pour une durée inconnue, dans un habitacle restreint est un vrai pari.
Vu le très jeune âge de nos compagnons de route (Alice 26 et Lucas 22 ans), nous avions peur qu'ils ne soient fans de Justine Bieber.   Dans ce cas, nous aurions abandonné le véhicule, même en marche.

Mais bon, avec un papa né en 1965 et se prénommant Christian, tout ne pouvait que bien se passer...


Bohèmes, musiciens, chanteurs, fumeurs de joints et buveurs de bière,


(mais également très cultivés (agrégation de Français), sérieux et drôles), la cohabitation s'est bien déroulée.

Reprendre le même itinéraire en véhicule nous a permis de découvrir des lieux que nous n'avions pas eu le courage d'aller voir à vélo.

Le lac bleu,


le lac rouge,


Le monastère de Blagaj,


les cascades de Kravica....


Sans oublier les petits détours vers des plages paradisiaques.


Retour incontournables sur Mostar, vu sous un auttre angle,



ou Dubrovnik


que nous avons rejoint depuis la citadelle surplombant la ville,


étant donné que nous avions dormi tout là haut...


Durant 11 jours, nous avons pu apprécier le confort spartiate du véhicule,


capable de dormir et de manger à 4 les jours de pluie.


Profitant de bonnes soirées à jouer aux cartes, deviser sur le monde et préparer des repas à base de presque rien....


Nous retrouver avec Alice et Lucas, nous à permis de sourire de leurs découvertes, nous rendant "jaloux" de cette naïveté que nous avons perdu, de cette expérience qui estompe notre émerveillement et de cette jeunesse qui s'éloigne...

Voila pour ce court article retraçant cette petite parenthèse qui nous a fait le plus grand bien.

Alice devrait rentrée en France depuis la Grèce et Lucas continuer encore un peu.


En espérant les revoir prochainement.



Quant à nous, un bateau depuis l'Albanie nous à emmener en Italie du Sud, où nous pédalons de nouveau.

Nous vous en parlerons dans un prochain article.









LES BALKANS : Bar - Split (7 mars - 21 mars 2018)


Les cyclistes sont comme les champignons. En ce jour de ciel bleu et après un gros épisode pluvieux, nous croisons dans la même journée, 5 cyclos.


Certains se rendent au Sud, d'autres au Nord. Tous sont heureux de retrouver enfin un peu de clémence en provenance des cieux.


Ce soir là, après avoir suivi une intéressante route en lacets,


nous plantons la tente au dessus de la ville de Kotor, bénéficiant d'une vue imprenable sur la baie.


Au matin, nous partons visiter la vieille ville fortifiée,


prenant à nouveau de l'altitude en randonnant jusqu'à une ancienne église


et un fort dominant le petit golfe.


La route le long du fjord est simplement éblouissante.


Quelques kilomètres après avoir franchi la frontière Croate, toute proche, nous passons, au milieu de nulle part,  devant un lieu qui nous interpelle.


Des clubs de golf à vendre, des vélos suspendus aux arbres, tout un tas de "vieilleries". Nous aimons ces lieux un peu particuliers. Ne résistant pas à notre curiosité et, cherchant un endroit pour la nuit, nous nous arrêtons. James et Marko nous accueillent. Doux rêveurs, ils veulent remettre, entre autre, en activité une vieille ligne de chemin de fer pour promouvoir le tourisme. Après avoir partagé, café, vin blanc, histoires...ils nous conduisent un peu plus haut dans les bois où nous pourrons installer  notre tente et/ou séjourner dans une des cabanes de la propriété.


Marko, 80 ans, est né à Dubrovnik. James, Anglais, beaucoup plus jeune, est tombé amoureux du lieu et s'est installé ici depuis 2 ans.
Surplombant la côte, l'emplacement a de quoi séduire....


L'étape suivante nous mène à Dubrovnik.


Magnifique ville inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.


Elle abrite derrière de hautes murailles,


des monuments particulièrement bien conservés.


A cause du mauvais temps, et de l'incroyable hospitalité de Niksa, nous séjournons 3 jours dans la ville de "Game of Thrones".


Niksa, qui connait particulièrement bien l'histoire de son pays, et de l'ancienne Yougoslavie, nous sera d'une grande aide pour mieux appréhender l'histoire tourmentée de la région. Notre hôte nous indiquera également la présence d'une "voie verte" permettant de rejoindre la ville de Mostar.


Cet impressionnant itinéraire nous permet de rallier Mostar en suivant une ancienne voie ferrée, traversant de très nombreux tunnels


et viaducs.


L'arrivée à Mostar se fait facilement, évitant ainsi tout dénivelé inutile....


Mostar est une ville impressionnante, gardant des traces d'un lourd tribu à la guerre de Bosnie-Herzégovine,


mais conservant des vestiges plus lointain, comme, le Stari Most, le vieux pont Ottoman en arche, symbole de la ville.


Une fois de plus nous restons coincés dans la ville par une météo vraiment épouvantable.

3 jours plus tard, en quittant la capitale d'Herzégovine, nous filons en direction de Split.


Sur la route, nous croisons Dean et Steffi. Un couple tenant une auberge de jeunesse ouvrant seulement en été. Ils nous proposent de séjourner chez eux...

Ici, nous rencontrons d'autres jeunes venus faire du "work-away", ainsi que Alice et Lucas, une fratrie hexagonale, découvrant l'Europe à bord d'un vieux fourgon Mercedes 207 D.


Avec nos hôtes, nous visitons la proche ville de Omis, sa forteresse


et ses vieilles rues.


Profitant de rares éclaircies, nous allons à la plage toute proche, pour découvrir ce petit paradis


et promener Luna, le chien de la pension.....


Aujourd'hui, 2ème jour du printemps. Nous sommes à 30 kilomètres au sud de Split. Altitude 0.
Il fait -5°, il neige et le vent souffle à 80 km/h. Le Bura, ce vent hyper violent, qui oblige à fermer certains ponts et routes, sévit depuis 2 jours et pour quelques jours encore. La météo est morose pour les semaines à venir.

Malgré l'excellente ambiance du lieu,  le moral n'est pas au plus haut. Nous commençons à désespérer d'avoir plusieurs jours de beau temps à la suite. En 3 mois, nous aurons pédalé moins de 3 000 km, laissant passer les épisodes pluvieux, neigeux, qui semblent s'enchainer à l'infini...


Nous n'avons plus envie de continuer notre route "en pointillés" et encore moins de rouler sous la pluie comme nous l'avons fait auparavant. Notre matériel est usé, notre tente n'est plus imperméable, nos matelas ont moisis, nos vestes, Gore-Tex trois couches ne sont plus efficaces et les vélos affichent de trop nombreux points de corrosion....

Ce soir, nous avons décidé de faire une pause dans le voyage avec les vélos.




LES BALKANS. : Pazardjik - Bar (19 février - 06 mars 2018)

Les Balkans. Bien que ce ne soit pas un pays, mais une région Européenne composée de 7 nations, nous avons préféré être plus généraliste dans le titre de cet article. (CQFDire)


Nous vous avons quitté à Plovdiv sous le soleil. C'est d'ailleurs la dernière fois que nous l'avons vu.


Dès le lendemain de notre départ de Pazardjk, le ciel s'est couvert, l'atmosphère s'est rafraîchie. L'hiver revenait sur nous en force.


Au départ de Raduil, petite station de ski où trône fièrement un avion et un "tank".


nous avons la  désagréable surprise matinale de découvrir 5 cm de neige dans le village et sur la route.


Heureusement, la neige est légère et adhère bien.


Un peu trop même...


Avec quelques efforts, nous arrivons quand même à passer le point haut de la journée. Un petit col à 1330 mètres.


Pour le fun, nous empruntons une piste (de ski ?) parallèle à la route.


Par ce temps froid, humide et brumeux, nous ne croisons personne.


Un jour plus tard, nous quittons la Bulgarie par le poste frontière de Gueshovo et entrons en Macédoine.


La neige est toujours au rendez vous et les températures toujours négatives. Nous sommes frigorifiés quand nous arrivons au poste frontière. En addition à cela, les ordinateurs viennent de tomber en panne...Tout aussi embêtés que nous, et pour ne pas voir 2 cyclistes se transformer en glaçons, les douaniers nous ouvrent leur salle de repos.


Chauffée, avec café, internet... Malheureusement la panne ne dure pas très longtemps et nous pouvons repartir. Coté Macédonien, la neige a disparue, mais le froid est toujours aussi mordant.


Pour nous réchauffer et trouver un endroit où dormir, nous grimpons vers le monastère Joakim Osogovski.


Lieu de culte magnifiquement décoré.


Nous séjournerons à l'hôtel du monastère qui offre une vue plongeante sur le site.


Aucun détour de prévu les jours suivants. Nous suivons les routes secondaires, pour nous rendre à Skopje.


Même si nous subissons quelques contrariétés de parcours, nous atteignons rapidement la capitale.


Vague de froid en provenance de Russie annoncent tous les médias, qui pour une fois, n'ont pas tord.
Nous nous retrouvons "bloqués" par la neige. Impossible de pédaler dans les rues verglacées.


Nous en profitons pour changer le "kit chaine" de Patricia qui affiche 22 000 km. soit une usure 2 fois inférieure à la mienne qui ne dépasse jamais les 11 000 km...., et visiter la ville.

Forteresse,


statues démesurées,


ponts de pierre,


vieille ville....


Après Trois jours passés dans cette jolie ville, nous décidons de reprendre les vélos. Malheureusement, mis à part l'autoroute, interdite aux vélos, les autres routes ne sont pas dégagées.


Nous patinons, glissons jusqu'à Tetovo où nous décidons de nous avancer par un autre moyen. Rien ne sert d'insister, le col devant nous ne se cyclera pas dans ces conditions.


Peu après cette décision, 2 vélos, 10 bagages et 3 personnes se retrouvent enfermés dans l'habitacle d'une Audi break.  Notre destination n'est pas celle envisagée, mais nous convient bien. Le chauffeur doit se rendre à Dürres, en Albanie, pour prendre un ferry à destination de l'Italie.  Parfait pour nous. Bord de mer synonyme de  températures plus douces.
Moins de 4 heures pour parcourir les 290 kilomètres nous séparant de la ville portuaire.


Ici l'hiver est toujours présent.


Certes les températures avoisinent 0 degré, mais la neige, encore présente le long des routes, a été remplacée par des pluies diluviennes.


Nous sommes trempés jusqu'aux os quand nous atteignons l'appartement de nos hôtes.


Chuck et Susan, sont installés à Shköder et, via le réseau social Warmshower, accueillent les cyclistes en leur proposant machine à laver, douche chaude, repas et chaleur humaine.


Nous serons 4 "naufragés de la route" à profiter de l'incroyable hospitalité des ces 2 retraités Américains.

Nous resterons 3 jours à regarder tomber la pluie, partager bières, cacahuètes, repas et histoires.


Profitant de rares éclaircies, nous irons, avec Sam, visiter le château surplombant la ville.


Sam, cycliste Anglais, poursuivra sa route vers l'Australie tandis que nous suivrons la notre vers la France.


Georgina, Anglaise également, est partie braver les gouttes de pluies un jour avant Sam. Peut être la rejoindrons nous un peu plus tard, au nord, pour rouler ensemble.


Avec Patricia, nous restons encore une journée à Shkoder, Entre 2 averses, nous partons essayer les trikes de nos hôtes.


Malgré le confort, la maniabilité, nous continuerons sur 2 roues, car les trikes n'apprécieraient pas autant que nos fidèles montures, les pistes défoncées et chemins de traverses que nous aimons emprunter.


Profitant d'une courte éclaircie, nous quittons Chuck et Susan pour filer vers le Montenegro tout proche.


En 6 étapes vélos (et une en voiture), nous aurons franchis 4 frontières....