BRESIL : Foz d'Iguazu - Sao Bento do Sul (2 mars - 16 mars 2017)

Sao Bento do Sul n'est pas vraiment sur la côte Atlantique. Les plages seront donc pour le prochain article... Pour le moment, retour sur les 15 derniers jours.

Passage sans difficulté de la frontière Brésilienne.


Un peu plus de mal pour communiquer.... Pour ce dernier pays d'Amérique du sud, nous devons apprendre une autre langue. Le Portugais. Heureusement notre ami Claus est là pour nous aider.
Pas facile du tout. Depuis plus d'un an nous nous exprimons en Espagnol. Le Portugais est très ressemblant, ce qui rend plus difficile l'apprentissage. A chaque fois, nous dévions sur l'Espagnol.


Depuis Foz d'Iguazu, il nous faut 2 journées de vélo pour rejoindre la ville de Cascavel. Ici, nous nous arrêtons chez le beau-frêre de Claus. Nous y restons 3 nuits à profiter du confort de la maison, de l'extrême gentillesse de la famille et de repas chez les amis.


C'est ici que Claus nous quitte également. Parti d'Ushuaïa il y a 4 mois, il avait seulement la permission de rouler jusqu'à Cascavel. Il est temps pour lui de rejoindre sa femme, en prenant un bus.
Patricia et moi, restons une journée supplémentaire chez Marcos, Claudia et les deux adorables Maria.


Le lendemain, nous reprenons la route à 2. Il va falloir se débrouiller seul pour camper, se nourrir... Ces derniers temps, nous nous reposions sur Claus....
Notre Portugais-Espagnol est hésitant, mais dans l'ensemble, ça passe.


La route que nous suivons est entourée de champ de Soja.


A perte de vue, agriculture intensive de Maïs. Nous sommes d'ailleurs en pleine période de moisson.


Ce qui rajoute encore pas mal de camions sur la route. Le Brésil semble être le pays du camion. Même sur les petites routes, il ne se passe pas un quart d'heure sans croiser ou se faire dépasser par un semi. Heureusement pour nous, les chauffeurs sont très respectueux.

Le paysage change un peu. Plus de forêts, plus de cours d'eau.


Par contre, le climat reste le même. Chaleur forte dans la journée, orage l'après midi.

Tous les soirs nous arrivons à trouver un toit au dessus de notre tente. Nous privilégions les églises. Nombreuses, pourvues d'un préau pour les festivités, souvent isolées et toujours (ou presque) avec un point d'eau.


Une seule fois, ne trouvant pas d'église, nous avons demandé l'hospitalité dans une ferme. Nous avons eu droit à une maison pour nous avec douche....

En 6 jours, nous avons parcouru les 550 kilomètres qui nous séparaient de Sao Bento do sul


ou nous retrouvons Claus et sa femme Katia. . Des bonnes retrouvailles et une véritable amitié.


Pour la première fois depuis longtemps, nous posons nos valises un peu plus longtemps.


Cela nous permet de bien préparer la suite du voyage, de nous séparer de quelques kilos de matériel que nous renvoyons en France. Tente 4 saison, duvet, vêtements d'hiver... Nous allons continuer un peu plus léger.

Light sur le matériel, mais par pour nous. Au Brésil, il y a partout des restaurants "à volonté".  Le tarif est vraiment abordable (moins cher qu'une bouteille de coca) et les plats variés.
Nous y faisons halte régulièrement, ce qui permet de nous remplumer et de manger autre chose que du thon et des pâtes....

Chez nos hôtes également nous découvrons les recettes locales et enseignons les nôtres....


Demain, nous devrions reprendre la route pour rejoindre la côte Atlantique. Le parcours n'est pas encore bien précis, mais devrait nous mener à Sao Paulo.


On se donne donc rendez vous depuis la 4ème plus grande ville du monde dans quelques semaines.
  

URUGUAY - ARGENTINE : Buenos Aires - Puerto iguazù (6 février 1er mars 2017)

Nous quittons Buenos Aires par un ferry pour rejoindre l'Uruguay tout proche.

Le Colonia Express n'a d'Express que son nom et c'est donc avec 4 heures de retard que nous atteignons notre première ville d'Uruguay. Colonia de Sacramento. Ville au passé chargé d'histoire, depuis sa colonisation par les Portugais, puis les Espagnols.


Nous y passons une journée bien tranquille à visiter.

Quand nous reprenons les vélos, c'est pour nous diriger directement au Nord, en oubliant la côte Atlantique, un peu trop encombrée en cette période de vacances estivales.


L'itinéraire que nous suivons n'est pas le plus passionnant du voyage. Beaucoup de lignes droites sur un terrain désespérément plat.


Par contre et pour notre plus grand plaisir, le nord du pays a beaucoup d'eaux thermales.


Régulièrement, nous y faisons halte pour se détendre et bien terminer la journée. Vraiment agréable après une journée de vélo.


Salto, dernière frontière pour passer en Argentine.


Le pont routier est interdit aux vélos. Nous devons nous rabattre sur une lancha, un bateau datant de 1957. Selon les propriétaires, il effectue ses dernières traversées. Il n'est plus guère emprunté, les passages, autrefois effectués toutes les heures, sont réduits à une traversée quotidienne.


Avant de monter sur l'antique embarcation, nous effectuons les formalités douanières. Prévenu par le capitaine de la présence de 2 étrangers, le douanier se déplace spécialement pour nous. Tampon de sortie coincé dans la poche de sa chemise....


Nous sommes 5 sur le bateau qui nous amène à Concordia coté Argentin. Pluie battante. Formalité assez rapide. Personne ne veut se tremper pour contrôler les bagages.

Dans la ville, nous nous réfugions au centre sportif. Nous y rencontrons le directeur de l'auberge réservée aux sportifs nationaux. Il nous ouvre gentiment la porte d'un dortoir où nous pourrons passer la nuit au sec.


Le lendemain, nous reprenons notre route le long du Rio Uruguay, coté Argentin.


Comme chaque jour depuis que nous avons quitté Buenos Aires, nous essuyons des orages tropicaux. Ici, nous nous demandons pas s'il y va pleuvoir, mais à quelle heure va t'il pleuvoir ?  En règle général, l'orage d'une violence assez rare s'abat sur nous vers les 15-16 heures.


Il nous faut repérer un toit avant les trombes d'eau.  Pas toujours facile. Une fois, nous sommes restés bloqués 2 jours durant dans un minuscule espace chez un réparateur de pneus.


Le propriétaire très avenant nous a procuré douche, électricité.....

Au Paso de Los libres, alors que nous nous protégeons sous le toit d'une station service, nous rencontrons Claus. Un Brésilien qui arrive à vélo d'Ushuaïa.  Rapidement, nous sympathisons connaissant les mêmes "galères", et ayant des connaissances communes parmi les voyageurs de la Carratera Australe.  Nous décidons de continuer ensemble le voyage, dès le lendemain.
Ce soir là, arrive également un autre couple de Brésilien à vélo. Nous montons tous ensemble le camp pour la nuit.


Le lendemain, comme prévu, nous prenons la route à trois. Avec Claus, nous avons le même rythme et la même philosophie du voyage.


Les jours s'enchainent rapidement et facilement sur un schéma identique tous les jours. Réveil de bonne heure pour profiter de la relative fraîcheur, arrêts toutes les 2 heures pour la boisson réfrigérante, pique-nique,


repos, recherche du lieu d'hébergement avant la pluie.....


Tout ce qui possède un toit est bon à prendre. Ecole,


Casernes de pompiers,


Camping proposant un toit pour les parrillas (BBQ....)


A chaque fois, nous avons la chance de trouver un lieu au sec et de rencontrer des personnes accueillantes.

Alors que nous squattons le préau d'une école, nous assistons à la rentrés des classes des professeurs. Thé, café, gâteaux pour partager notre vie d'errance. A Campo Grande, les Pompiers, nous invitent à utiliser le dortoir, et improvisent un repas en notre honneur...


Dernière étape de cette virée Argentine. Puerto Iguazù. La ville au trois frontières. (Brésil, Paraguay, Argentine).


Mondialement connu pour ses cascades. Peu d'hébergements pour notre budget. Heureusement, Claus avait rencontré quelques jours auparavant un jeune se déplaçant en sac à dos. Moins de 5 minutes plus tard, il avait son adresse à Puerto Iguazù. Nous passons dire bonjour à Ivan.


Alors que Patricia et moi ne connaissons ni Ivan et sa famille, nous sommes accueillis adorablement. Immédiatement, un toit nous est proposé pour installer notre tente.

Le soir même nous sommes conviés au repas familial. Une famille vraiment exceptionnelle.


Nous nous y sentons comme à la maison et sommes traités comme de la famille. Les bonnes ondes dégagés nous invitent à y passer trois nuits.

Le premier jour, nous allons donc voir les fameuses chutes situées dans le parc national.


Impressionnantes, grandioses.


Un circuit de passerelle permet de s'approcher au mieux des ces chutes d'eau


et d'en admirer la puissance sous plusieurs angles.


Aujourd'hui, nous sommes au repos à Puerto Iguazù. Nous regardons la pluie tomber et en profitons pour rattraper le retard sur des tâches laissées de coté depuis quelques semaines..... Blog, petits entretiens....


Nous passons vraiment un bon moment dans cette famille. Mais demain nous devons reprendre la route et passer au Brésil tout proche.

Nouveau pays, nouvelle langue. Heureusement, nous serons toujours avec notre ami Claus....


Rendez vous sur la côte Brésilienne. Il paraît que ce sont les plus belles de la planète et que l'on y rencontre également les plus belles filles du monde.

A confirmer (ou pas). 

ARGENTINE : Ushuaïa - Buenos Aires (21 janvier - 5 février 2017)

Nous quittons Ushuaïa sous un ciel gris chargé d'humidité.


Le vent est à faveur. Nous roulons avec Allix et Nansc ce jeune couple de Français rencontrés à plusieurs reprises. Chaque fois nous n'avons partagé que des collations.


Cette fois, nous partageons la route.

En une bonne journée de vélo, nous rejoignons Tolhuin et son fameux refuge pour voyageurs. Comme de vieux habitués, nous nous installons sans passer par la case boulangerie..


Encore plus de cyclistes que lors de notre passage aller.


Nous y retrouvons nos anciens compagnons de routes. Iesou, Eneida, Rapha, Steve, Andrea, Maya, ainsi qu'une bonne dizaine d'autres que nous n'avions pas eu la chance de croiser. Comme toujours, l'ambiance est bonne. Chacun ici, commençant ou terminant une partie de son périple.

Une journée de repos pour nous gaver de pâtisseries, avant de reprendre la route. Nos amis Nans et Allix sont déjà repartis avec l'intention de s'essayer au "vélo-stop".

Pour rejoindre Rio Grande, distant de 120 km, il nous suffira d'une seule journée avec un bon vent de dos.

Par contre, le lendemain, ce n'est plus pareil, le vent à tourné.. Nous avançons plus que péniblement sur cette Ruta 3. Pour notre plus grand bonheur, un camion nous double et nous fait signe qu'il peut charger les vélos. Nous acceptons sans poser de questions, car depuis un moment, nous rêvions de ce scénario.


Un lift de 50 km jusqu'à la frontière Chilienne. Notre chauffeur nous y dépose avant de continuer sa route dans une autre direction.


En quittant l'Argentine, nous retrouvons la route en ripio avec beaucoup de poussière.


Le vent n'a pas cessé et nous parcourons péniblement 20 km dans l'après midi avant de trouver un abri providentiel


nous permettant de monter la tente.


Avant Cerro Sombrero, le goudron réapparaît, ce qui facilite un peu la progression. Nouvelle nuit dans un refugio de bord de route. Celui ci est bien emménagé.


En prenant le ferry pour traverser le détroit de Magellan, nous laissons la terre de feu derrière nous.


Encore une journée à batailler contre le vent et à chercher un abri pour la nuit. Nous ne pouvons pas planter la tente qui s'envolerait ou se briserait immédiatement. A la nuit tombée, nous repérons une maison dans les terres ou nous installons notre couchage bien à l'abri.


Encore quelques heures de pédalage. Au programme, pampa et Guanacos.


A Rio Gallegos, nous faisons halte au camping. Le vent a eu raison de notre volonté. Nous abandonnons l'idée de remonter par la Ruta 3 et réservons un billet d'avion. Tarifs super attractifs pour rejoindre la capitale. Nous devons patienter jusqu'à mercredi. Aucun problème pour nous, qui sommes les seuls occupants du camping.


Nans, Allix et Maya se trouvent également en ville. Pour les 2 premiers le stop n'a pas marché et nous avons pédalé sur la même route à une journée de distance..... Maya elle a pris un bus.

Nous partageons une dernière fois un repas, avant que nos routes ne se séparent. Nos 3 compagnons vont se diriger vers l'Est pour rejoindre le Chili en bus.

Y a des jours comme ça....

L'heure du départ approche. Impossible de trouver des cartons vélos dans la ville. Péniblement nous dénichons de grands cartons en mauvais états que nous fixons sur le vélo avant de nous rendre à l'aéroport. Le vol est prévu à 3 heures du matin.... Nous partons de bonne heure car il fait nuit plus tôt et pour nous laisser le temps d'emballer correctement nos montures...


C'était sans compter sur un vent de face incroyablement puissant. Avec les cartons faisant une bonne prise d'air, il faut forcer plus que de raisonnable... C'est comme cela que je casse le dérailleur arrière qui vient se coincer dans la roue. La chaine ne résiste pas non plus.  Nous avons parcouru moins d'un kilomètre. Plutôt que de finir à pieds sur cette route interdite aux piétons et vélos, je me lance dans une réparation de fortune en raccourcissant la chaine.  Opération réussie, même si le dérive chaine ne connaitra jamais Buenos Aires....

L'aéroport de Rio Gallegos est minuscule. Nous sommes les seuls. Ce qui nous permet de nous étaler pour démonter et emballer les vélos.  Le résultat final n'est pas si mal....

Au moment de l'enregistrement, l'hôtesse n'est pas très cool avec nos bagages. C'est vrai que nous dépassons le poids autorisé et que nos vélos sont plus grands que les dimensions standards..  Malgré nos vaines négociations, nous écopons d'une surcharge de bagages. L'hôtesse voyant en nous de potentiels fraudeurs, nous devons également peser nos bagages à main. Nouveau verdict... 12 kg par rapport aux 8 autorisés..... Heureusement, elle ne dit rien.

Arrivée à Buenos Aires 3 heures plus tard. Le voyage c'est bien passé et les vélos sont arrivés entiers...


Nous venons d'éviter 3 jours de bus ou 2 mois de vélo.

Buenos Aires



En urgence, nous quittons doudoune, pantalon, bonnet, pour t-shirt, short et tongs. Nous arrivons dans une fournaise de 30 degrés. De quoi déjà regretter la Patagonie.

Nous sommes hébergés au centre de la capitale par Julieta et Matis. Un jeune couple vraiment charmant et agréable. Peu présents de par leur travail, ils nous laissent les clés de l'appart, nous laissant une autonomie totale.

Nous y restons 5 jours complets à découvrir les différents quartiers. San Telmo et son héroïne Mafalda,


El Centro, quartier d'affaires,


maison rose (l'équivalent de la maison blanche),


Puerto Madero, rénové et moderne,


La Boca, ses rues colorées,


son stade mondialement connu...


et sa passion pour le foot.


Le dimanche, nous retrouvons Pascal, un cyclo Suisse que nous avons rencontré à plusieurs reprises. Autour d'une bonne table nous devisons sur nos parcours respectifs et sur l'itinéraire devant nous ramener dans la vieille Europe. 

Demain, lundi, nous quitterons la ville et nos nouveaux amis en prenant un ferry pour l'Uruguay tout proche. Cela nous semble plus facile que de nous perdre dans les faubourgs tentaculaires de la capitale.


Prochaines nouvelles d'un peu plus au nord....