Japon : Mont Fuji (Kyoto - Tokyo) 3 - 14 décembre 2014

Pour quitter Kyoto et rejoindre Tokyo, nous prenons l'option de la plaine. Beaucoup plus urbanisée que par la montagne, mais plus rapide et moins froide.
De fait, nous laissons tomber notre envie de passer par les Alpes Japonaises et Nagano (JO d'hiver 1998).


Bonne décision au final, car nous quittons la ville sous la pluie. Nous dormons au pied d'un petit col de 900 mètres. Au matin, le gel de la nuit ne nous permet pas de plier la tente, devenue rigide et cassante.


Au bord de mer, c'est la neige qui nous rattrape. Ce sera notre journée la plus froide, avec un vent polaire. Nous pédalons avec toutes nos affaires chaudes et les bottes. habituellement réservées pour le soir.


Au matin du 3ème jour, nous apercevons pour la première fois le Fuji-San.


Dans toute sa splendeur et sa majesté. Isolé, dominant, il impose sa présence et défie les regards de toute sa hauteur (3776 m).


C'est un but de notre voyage atteint. Nous allons le contourner, à défaut de l'escalader. (ascension possible en juillet-août uniquement).  Plus nous nous en approchons, plus nous sommes fascinés.


C'est la montagne par excellence. Demandez à une personne de dessiner une montagne, il apparaîtra le Fuji.

Tout autour de cette montagne sacrée, 5 lacs permettent de l'admirer et de voir son reflet (Celui qui apparaît sur le billet de 1000 yens).


Nous n'aurons pas cette chance,


 mais en aurons bien profité avant que la météo décide de le draper de nuages.
Nous pouvons continuer notre route, passer un dernier col à 1200 mètres et plonger sur Tokyo.


Japon : Anciennes Capitales (Nara -Kyoto) 27 novembre - 3 décembre 2014

En quittant l'île de Shikoku, nous arrivons sur l'île de Honshu qui est l'île principale du Japon. La région de Kinki (Kansaï) est très peuplée. Nous entrons directement dans la mégapole de Osaka - Nara - Kyoto.



Cela nous oblige à tester ce que nous appelons le camping urbain. Etant donné la très grande sécurité du Japon, nous pouvons sans crainte planter la tente en plein centre ville. Le plus dur est de trouver un emplacement. Souvent des parcs. Mais cela oblige à monter le camp de nuit et à démonter assez tôt le matin.

 C'est d'ailleurs le matin que l'on s'aperçoit que les Japonais sont matinaux. Jogging dès 5 heures du matin. Il n'est pas rare non plus, quand nous émergeons, d'apercevoir tout autour de nous les adeptes de gym en action....

L'autre inconvénient dans ces mégapoles, c'est que l'on se perd facilement. Et ce ne sont pas nos cartes  "office du tourisme" qui nous aident....



 Heureusement, il y a.... les Japonais. Même s'ils ne viennent pas spontanément pour vous renseigner, il suffit de demander (dans notre cas, toujours une direction) pour que l'autochtone se fasse un devoir d'aider. Le commerçant va abandonner sa boutique pour indiquer la voie, le salarié va courir imprimer des plans via "google maps", mais le plus souvent il va nous demander de le suivre. 
La première fois c'est déroutant, car l'interpellé va vous indiquer une route en se touchant le nez. Là on se dit : "c'est mal barré, il nous le fait au pif..." Et bien non, quand votre futur guide se touche le nez, cela signifie qu'il va vous guider. Soit il est en vélo ou en mobylette et là c'est facile, soit il est en voiture, doit faire demi-tour ou aller chercher son véhicule qui est garé au 3ème étage d'un parking ascenseur.. 



Ensuite il suffit de suivre jusqu'à ce que vous soyez sur la bonne route. 
Grâce à nos guides, nous sommes toujours  arrivés à bon port, c'est à dire les anciennes capitales du Japon.



Tout d'abord Nara, la première capitale du Japon avec pleins de trésors historiques et son parc aux daims... (qui ont réussis à nous piquer un sac de mandarines pourtant fermé dans une sacoche... Fallait pas bivouaquer dans le parc...)





Ensuite Kyoto. Avec ses 2000 temples, ses palais ses jardins, son architecture, Kyoto est considérée comme le centre culturel du Japon. Nous y passons 4 jours.














Japon : Shikoku (21 novembre - 26 novembre 2014)

En quittant Beppu par un ferry,


 nous arrivons sur Shikoku. Shikoku est la plus petite des 4 grandes îles de l'archipel Japonais.


 Nous passons à l'office du tourisme pour récupérer une carte de la région. (Au Japon, nous n'avons ni carte, ni guide. Nous fonctionnons avec ce que nous trouvons dans les centres d'informations touristiques). 

Dès les premiers kilomètres, nous constatons que la région est très montagneuse.


Ce qui nous convient parfaitement, car cela augure un peu moins d'urbanisation. Nous y découvrons des routes comme nous en rêvions. Etroites et sinueuses.


Passant de nombreux cols (dont certains avec panneau sommital traduit...)  Un vrai bonheur cyclo.


Les couleurs d'automne sont toujours présentes, ce qui ne gâche rien. 


Parfois, nous ne croisons personne de la journée et pouvons tranquillement planter la tente le long de la route.  


Mais cette île est surtout connue pour ses pèlerins qui parcourent 1400 kilomètres pour relier 88 temples. Un Saint Jacques de Compostelle à la Japonaise. Nous ne croiserons qu'un seul de ses pèlerins tout vêtu de blanc.


Japon : Fukuoka - Beppu (17 - 20 novembre 2014)

Après une bonne nuit sur un bateau de pavillon Japonais,


nous débarquons au pays du soleil levant..


A première vue cela ne change pas trop de la Corée. Des magasins bien kitch, des enseignes de partout.


Nous prenons une journée à Fukuoka pour nous imprégner du pays et prendre nos repères.



Une fois le rétroviseur changé de coté, (au Japon, on roule à gauche), nous quittons Fukuoka (8ème ville du pays) par l'Est pour rejoindre Beppu. Le Japon nous apparaît hyper urbanisé. Il nous faut plus de 60 kilomètres pour trouver un semblant de campagne. Heureusement dès que la route s'élève un peu, les habitations restent dans la plaine. Nous pourrons passer notre première nuit au calme.



Une belle petite route de montagne entourée de volcans pour passer notre premier col,


puis belle descente pour rejoindre Beppu au bord de la mer.

Une ville fumante.


Partout des panaches de fumée qui s'échappent du sol. Cette citée est réputée pour ces "enfers".


Des sources d'eau chaudes de différentes couleurs


à différentes températures,


ou l'on peut faire cuire facilement des oeufs.


Le soir, nous profitons de ces sources pour nous prélasser dans des Onsen (SPA).

Corée du Sud : Séoul - Jeju Island - Busan (25 octobre - 16 novembre 2014)

Nous quittons Séoul, aussi facilement que nous y sommes rentrés, en empruntant les pistes cyclables.


Il y a une voie cyclable qui relie Séoul à Busan. 700 km que l'on peut parcourir sans croiser une voiture, ni un village.


Une voie verte qui suit les fleuves, ponctuée d'arrêts ou l'on peut faire tamponner un passeport spécial vélo, attestant de son passage et donnant droit à une médaille.


Nous nous sommes prêtés au jeu des tampons sur une petite distance. Préférant nous éloigner des fleuves au profit des montagnes et des routes un peu moins monotones.


Nous ne voulions pas rejoindre Busan directement, pour profiter encore un peu des parcs nationaux et des couleurs automnales.


En cours de route, nous décidons d'aller encore plus au sud, sur l'île de Jeju, en mer jaune, dont nous entendons parler depuis notre entrée en Corée.


C'est une île volcanique, au climat subtropical. Nous y trouvons des palmiers, des mandarines,


 de magnifiques cascades


 et bien sur des volcans.


Nous pénétrerons même dans un tunnel de lave long de 7 km.


L'île n'est pas très grande et nous en faisons vite le tour avant de prendre un ferry qui nous emmène sur le continent.

Busan est la 2ème ville du  pays.


Nous y découvrons son port,


son impressionnant marché  aux poissons,


ses plages et ses temples.


C'est aussi notre dernière étape Sud Coréenne. Dimanche 16 novembre, nous quittons le pays.

 Nous y sommes rentrés sans vraiment savoir ce qui nous attendait. Nous y avons découvert de jolis paysages, un pays (sur) développé entre modernité et traditions, Une destination qui nous laisse sous le charme, tout comme ses habitants.