TURQUIE : Denizli - Izmir (25 janvier - 5 février 2018)

Durant notre séjour à Denizli, nous avons même accueilli un autre couple de cyclistes....


2 amis Chinois en route pour Amsterdam. Désireux de connaitre la ville du vélo, et d'importer le concept à Hong Kong.... Super programme pour ces 2 étudiants en politique.

Le beau temps revenu, nous avons quitté Denizli et son confort pour rejoindre le village voisin de Pamukkale, signifiant "château de coton". Mondialement connu pour son ensemble de vasques et cascades pétrifiées d'un blanc immaculé.


Vision assez surprenante dans un environnement aride.  On croirait voir apparaitre un immense névé posé au milieu de nulle part.


C'est du village que nous accédons au site, nous évitant de prendre un minibus pour l'entrée principale. Le seul inconvénient de cette entrée, reste qu'il faut marcher pieds nus sur la roche calcaire.


Avec un thermomètre en dessous de 0 degré le matin, et le passage de quelques rus, l'ascension n'est pas des plus agréables.


Heureusement au sommet, quelques sources d'eau chaudes permettent d'oublier rapidement le désagrément.... jusqu'au retour.


Les piscines naturelles appelées "travertines", sont incroyables. Un chemin balisé permet de s'en approcher au plus près.


Accolé à ce site nature, ce trouve les ruines de Hierapolis.


Cité antique (200 ans avant JC) qui se développa grâce aux sources thermales. Ce sont les romains qui des siècles plus tard bâtirent les nombreux édifices guidant notre visite.


En quittant Pamukkale, la route nous conduisit à Ephèse. Autre cité antique, construite par les Romains.


Située à quelques kilomètres de la mer Egée, elle a été une des plus importante ville de l'antiquité. C'est maintenant un vaste site archéologique déployant de très beaux vestiges, tel que l'Agora,


l'Odéon


ou encore les bains de Varius.


Pour visiter Ephèse, nous posons nos vélos dans le village attenant.


Selcuk où nous rencontrons Adnan. Un passionné de voyages à vélo, qui a déjà parcouru une très grande partie de son pays et qui compte bien agrandir ses échappées aux pays voisins, maintenant qu'il est à la retraite.


Sa maison est un havre de paix pour les cyclistes. Dans son jardin il a aménagé un espace camping pour les cyclos de passage. Privilège des températures glaciales de cette fin janvier, nous pourrons nous installer dans son atelier.


Cerise sur le gâteau, sa femme Ece, nous prépare de succulents plats. Le soir, nous discutons politique en famille, ce qui donne lieu à quelques chamailleries fraternelles, entre Adnan et sa soeur, qui ont une vision opposée sur leur pays....


Après ces bons moments, nous continuons notre route vers le Nord en direction d'Izmir.


Grâce au réseau d'amis d'Adnan, nous rencontrons Jume. Un Franco-Turc exceptionnel. Artiste, intellectuel, curieux de tout.. Une personne immensément cultivée et intéressante grâce à laquelle nous apprendrons énormément sur la Turquie, (Politique, économique, culturelle).


Jume nous chaperonnera le temps de notre séjour, nous servant de guide dans Izmir


 et ses alentours.


Après nous avoir mis en contact avec un groupe de cyclistes,


il viendra même nous accompagner lors d'une sortie


 durant laquelle nous  emprunterons petites routes et chemins autour d'Izmir,


Cette virée ponctuée par d'innombrables arrêts "thés" (Un turc boit en moyenne 10 thés par jour...)


et un magnifique pique nique au bord d'une cascade,


se terminera par une visite culturelle dans la banlieue d'Izmir


et un chaleureux repas chez l'organisateur.


Demain nous quitterons nos nouveaux amis pour continuer notre route encore plus au Nord.


TURQUIE : Girne - Denizli (8 janvier - 24 janvier 2018)

3 compagnies semblent se partager les liaisons entre l'île de Chypre et la Turquie, couvrant ainsi tous les jours de la semaine.


Par contre, la liaison Girne - Anlaya, celle qui nous intéressait ne se fait que durant la haute saison touristique. En janvier n'existe que la liaison vers Tasucu.


Le 8 janvier à 14 heures nous embarquons sur le ferry de la compagnie Filo Denizcilik. Nous sommes les 2 seuls cyclistes au milieu des routiers, principaux utilisateurs de la ligne.

8 heures plus tard nous débarquons dans la petite ville balnéaire de Tasucu en Turquie.

Pour rejoindre Alanya nous empruntons la route côtière  sur 240 km.


Magnifique. Coincée entre mer et montagne.


Les bivouacs sont faciles et souvent avec des vues imprenables.


les villes, quant à elles,  sont principalement installés sur les parties plates


le long de belles plages.


Dès les premiers tours de roues, nous retrouvons l'accueil Turc. Identique à celui resté dans nos mémoires, quand nous avions traversé, en 2006, ce vaste pays d'Ouest en Est.

Il ne se passe pas une journée sans une invitation à prendre un thé,


déguster un gâteau ou repartir avec des bananes. (Cultivées dans cette partie de la Turquie)


Entre Alanya et Antalya la route est beaucoup moins interessante.


Une 4 voies, peu fréquentée, avec un large bas coté. Ce qui nous permet d'avancer rapidement.

A Antalya, nous logeons chez Omer.


Un charmant retraité qui nous prête son appartement au centre de la vieille ville.


Vieux quartiers aux ruelles étroites


 et aux nombreux vestiges Romain.


Grâce à notre hôte, nous rencontrons également Denis et Claire, 2 jeunes cyclistes partis de Pontarlier pour rejoindre la Mongolie.


Nous passons d'agréables moment en leur compagnie, échangeant anecdotes et infos.

Après 2 jours de repos/visites, nous quittons Antalya pour nous diriger plein nord. Devant nous une chaine de montagne nous laisse envisager quelques belles montées.


Malheureusement le temps se gâte rapidement et les températures chutes. Un jour nous avons droit à des averses de pluie verglaçante.


Il n'est que 15 heures quand nous sommes obligés de trouver un abri. La route devient dangereuse. La pluie s'est transformée en neige Nous ne comptons plus les véhicules accidentés, les autres arrivant face à nous, en vrac....

Heureusement, rapidement nous trouvons une maison abandonnée pour monter notre camp.


La neige a remplacée la pluie. Dans la nuit la météo c'est transformée en tempête. Nous sommes heureux d'avoir trouvé un toit. Notre tente, à l'instar des arbres que nous découvrons le lendemain, n'aurait pas résisté à la violence d'Eole.

Au réveil, le ciel est dégagé,


mais le thermomètre indique - 15°. L'eau des bidons est gelée, le réchaud a du mal à démarrer et nos câbles de freins, dérailleurs ne coulissent plus dans leurs gaines. La roue libre est également hors service. Nous sommes obligés de réchauffer les câbles au briquet et j'urine sur ma roue arrière pour redonner vie aux pignons.

Le soir il devient de plus en plus compliqué de planter la tente sur un terrain sec.


Malgré tout cela nous arrivons à Denizli, une ville de plus d'un million d'habitants située à quelques kilomètres de Pamukkale.

Ici nous sommes hébergés chez Andy et Ece. Un charmant couple que nous n'aurons même pas la chance de rencontrer. En déplacement, ils nous ont laissé les clés de leur appartement et une bonne bouteille de vin pour rendre notre séjour encore plus agréable.


Nous y restons le temps d'une nouvelle perturbation météo et de profiter du confort "comme à la maison".


CHYPRE : Le Caire - Girne (15 décembre 2017 - 8 janvier 2018)


Je suis une île de la communauté Européenne,
La circulation s'y effectue sur le coté gauche de la chaussée
Mon territoire est scindé en deux parties, qui représentent deux pays distincts, 
La partie Sud appartient à la zone Euro tandis que la partie Nord utilise la livre comme monnaie. 
Une partie de l'île, la plus petite est encore sous contrôle de la couronne Britannique.
Je me situe dans la mer Méditerranée et suis le point le plus "oriental" de la communauté Européenne.. 
Je suis : l'île de Chypre.

Mais ça vous l'aviez déjà deviné en lisant le titre de cet article.


Revenons un peu en arrière.

Le 14 décembre nous quittons, l'Afrique, l'Egypte et La Caire en Peugeot 505, pour rejoindre l'aéroport.


Après une heure de vol,


nous atterrissons à Larnaca. Une petite ville au nom prometteur, située au Sud de Chypre, coté Grec.


Nous y restons le temps de prendre nos marques, de remonter le puzzle, de recevoir un colis et de remettre sur pieds Patricia. 


Dès les premiers jours, nous avons vite compris que nous étions de retour en Europe.
Notre budget hebdomadaire est devenu notre budget quotidien,.
Des panneaux signalétiques importants,


des pistes cyclables un peu partout,


Tout ça pour notre bien être et vivre mieux. (?)

Mais surtout, de la nourriture abondante, variée, gardée au frais.


Une ambiance de Noël


avec les lumières


et les boutiques décorées..

Une halte sur Chypre nous semblait un bon trait d'union entre le continent Africain et le continent Eurasien. Une transition en douceur entre Afrique,


Orient,



et Occident.


Mais avant de faire le tour de l'île, nous avons fait un tour à l'hôpital.


Patricia ayant transporté quelques souvenirs gastrique d'Egypte, rajoutés à une accumulation de fatigue et un reste de déshydratation. Les docteurs ont donc auscultés, analysés, ordonnancés.
Pour une totale remise sur roues, nous avons prolongé notre séjour sur l'île, faisant de courtes étapes,



visitant,


profitant,


évitant les pentes trop raides. (autant que faire ce peut)


Au final nous avons passé 3 semaines sur cette île empreinte d'histoire ancienne et récente. Passant sans encombre la ligne verte, contrôlée par l'ONU, séparant le coté Grec du coté Turc.


Aujourd'hui nous sommes à Girne/Kyrenia, une perle de la Méditerranée, au Nord de l'île.


Nous attendons un bateau qui devrait nous conduire en Turquie, sur le continent, d'ou nous attaquerons l'ultime partie de notre voyage.



En attendant, nous vous souhaitons à tous une excellente année 2018.




2018 sera une grande année pour nous. Nous fêterons les 20 ans de nos bicyclettes....