ARGENTINE - CHILI - ARGENTINE : San Rafael - San Carlos de Barriloche (26 octobre - 19 novembre 2016)

Ruta 40 : Je t'aime, moi non plus.

Nous quittons San Rafael, sous un soleil retrouvé. Par contre, ce que nous retrouvons également, c'est une "Ruta 40" de ripio, de sable, de cailloux, de tôle ondulée.....


Nous n'en pouvons plus. Rajouté à cela un vent puissant qui nous oblige à pousser le vélo en montée, à pédaler en descente.


A Chos Mallal, nous décidons de passer de l'autre coté des Andes dès que nous pourrons.


Chos Mallal

Nous sommes content d'arriver dans cette bourgade. Le vent ne nous à pas fait de cadeaux et nous sommes épuisés. Le camping est fermé. L'office du tourisme ne nous propose que des hébergements hors de notre budget. Finalement, nous nous rabattons sur la caserne des pompiers. Cela faisait longtemps que nous ne les avions pas sollicités. Nous y sommes accueillis chaleureusement. Au sens propre comme au figuré.


Nous avons un toit et un radiateur. Dehors la tempête se déchaine. Pluie, vent. Le lendemain, les pompiers acceptent notre demande de rester une nuit de plus. Ils nous y encouragent même, car la route que nous devons suivre est enneigée.
Nous prenons donc une journée de repos bienfaitrice. Patricia en profite pour se rendre chez le coiffeur. La mode en Argentine, ce sont les mèches blanches...... Patricia décide d'être anti mode et de cacher ses mèches blanches naturelles....


Las Lajas. 

Pour rejoindre Las Lajas, notre dernier village Argentin, nous continuons la 40 et passons devant le monument signalant que la moitié du trajet a été accompli....


Plus que 2600 km pour rejoindre la terre de feu... Il nous en faudra un peu plus.
A Las Lajas, le camping est également fermé. Il n'ouvrira que pour la saison touristique qui commence mi-décembre. Nous campons derrière l'office du tourisme et profitons du bureau chauffé et d'internet, à l'abri du vent.



Paso Pino Hachado. 

Ce jour là, cela fait 632 lunes et 8 jours environs que je zone sur la terre....


C'est mon anniversaire. fêté par une journée de grand beau et pas un brin de vent.


La montée du col pour nous rendre au Chili est magnifique avec ses pins si particuliers.


Le passage de la frontière se fait également sans problème. Après avoir remonté sans scrupule la longue file de véhicules attendant l'ouverture de la douane (17h - 20h), nous obtenons le sésame, en oubliant la case "scanner".


Chili

Pour la deuxième fois du voyage, nous roulons au Chili. Immédiatement après la frontière, les paysages ont changés. Nous retrouvons la verdure, des lacs, des cascades....


Même les routes en graviers semblent moins dures.


Nous sommes dans la région des lacs et allons les sillonner tranquillement


en profitant des vues assez exceptionnelles que nous avons sur les volcans alentours.


Mais avant, nous faisons un détour par la ville de Temuco. Sans grand intérêt, mais avec une pléthore de magasins où  nous pouvons changer notre garde robe.


Ce jour là, Patricia se trouve un pantalon, une veste, un sac à dos, des chaussures.....Malheureusement, c'est aussi le jour où la CB refuse de fonctionner.... Résultat, nous quittons la ville avec seulement un pantalon et un pneu.....


Paso Huam Hum

Pour retourner en Argentine, nous sillonnons encore un peu la région des lacs


avant de nous retrouver à Puerto Fuy. De ce village, il nous faut prendre un bac pour rejoindre le col frontière Hua Hum. Le plus bas de la cordillère des Andes (659m).


Un bateau par jour à 13 heures. Nous y sommes 15 voitures et 2 vélos. Autant dire que les douaniers ne sont pas débordés. La encore aucune vérification. Et c'est tant mieux, car nous ne savons pas que les produits lactés, les légumes, les fruits et la viande... sont interdits de passage. Nous transportons ce jour là, 1 kg de Kiwis, 1 kg de tomates, du fromage, des saucisses....


San Martin de los Andes. 

La route internationale (qui est en fait une piste forestière) est magnifique.



 Nous longeons 2 lacs avant d'arriver à Saint Martin de los Andes où nous retrouvons la ruta 40.


Dans la localité, nous sommes à nouveau rattrapés par une violente tornade, nous obligeant à trouver refuge dans un hôtel.


Bien installés au chaud, nous voyons arriver Eneida et Rafa. Un couple de cyclo rencontré à La Paz, (Bolivie). Eux aussi veulent échapper à la pluie et au vent.
Du coup, nous prenons une journée de repos en commun et décidons de continuer la route ensemble.



La route des 7 lacs Argentins.

En fait, il y en a bien plus. Mais les 7, correspondent aux lacs accessibles depuis la route 40.
C'est donc à 4 que nous attaquons, sous la bruine mais sans vent, cette magnifique route.
Premier arrêt au lac Falkner. Un camping libre nous y tend les bras. Vue magnifique.


Nous y rencontrons un groupe d'Argentin de Salta, venu passer quelques jours pour pêcher. A cause du mauvais temps, il n'ont pas pu sortir le bateau donc pas de poissons.


Par contre, ils sont bien équipés coté viande. Du chorizo et un agneau cuisent sur le grill.


Immédiatement, ils nous proposent de nous sustenter. Le vin et le "champagne" aidant, nous sommes vite intégrés.


Avant qu'ils ne repartent nous ferons un tour en bateau sur le lac pour voir les condors.


Nous ne verrons pas les rapaces, mais profiterons de la virée pour être bien mouillés et apprécier la pureté du lac.


Une fois les bateaux chargés sur les remorques et le groupe reparti, nous nous retrouvons seuls dans ce lieu paradisiaque.


Le lendemain le beau temps semble installé.


Nous continuons la route, faisant quelques courts détours pour admirer cette nature merveilleuse.


La région est touristique et attire la jet 7 du pays. Concentration de Porche à Villa la Angostura.


Coté paysage, cela ressemble de plus en plus à nos Alpes...


Avant Bariloche, nous demandons la permission de camper dans une exploitation forestière en bordure du lac. L'occasion d'aller se décrasser.


Le lavage est rapide, la baignade sera pour une autre fois. C'est tout de même pas les Caraïbes....
Nous plantons la tente à coté de 2 taureaux servant à remonter les troncs d'arbres jusqu'à l'exploitation.


Les gauchos eux, sont à cheval pour guider la manoeuvre.



San Carlos de Bariloche.

Au moment de quitter Eneida et Rafa, qui sont attendus en ville, nous retrouvons Iesou. Nous nous connaissons tous. Tous les 5 étions ensemble à La Paz. Il y a quelques semaines, nous avions roulé avec le Basque jusqu'à San Juan, où nous avions rencontrés Simon et ses copains dans une auberge.

Simon habite à Bariloche et nous avait invité à faire halte chez lui lors de notre passage. C'est donc à trois que nous arrivons devant la maison familiale. Le papa de Simon nous accueille adorablement. Avec le maté.

Nous attendrons notre ami de San juan qui n'arrivera que plus tard. Moniteur de kayak- rafting, il accompagne un groupe ce jour là.
A son arrivée, Simon prépare le Pollo al disco..


Viandes, légumes, riz sont cuits au feu de bois dans un disque d'acier.


Samedi, nous descendons en ville pour retrouver Eneida et Rafa. Encore une belle soirée.


Le dimanche sera consacré aux vélos, à la lessive, au blog et au repos.

Prochaine étape, la Carretera Austral.








ARGENTINE : Cafayate - San Rafael (4 octobre - 25 octobre 2016)

Profitons d'une bonne journée de pluie et d'un hostel bien chauffé pour vous donner des nouvelles.

La mythique 40... Un brin ennuyeuse.

Nous quittons Cafayate et ses vignes.


Peu à peu, la Ruta 40 retrouve le goudron. Cela n'arrive pas d'un coup, mais par petits tronçons...


Une fois passé Londres,


cela devient tout à fait roulant.
Par contre, coté paysage, cela ne s'améliore pas. Désert, arbustes, pierres... Coté route, des lignes droite sur plusieurs centaines de kilomètres,


un petit virage et à nouveau une ligne droite.
Nous pédalons au mental. Pour noircir encore un peu le tableau, le vent se met à jouer contre nous.


A Chilecito, nous croisons au hasard des rues, Iesu. Un cycliste Basque (surtout ne lui dites pas qu'il est Espagnol...)


rencontré pour la première fois à La Paz.  Pour rompre la monotone, se motiver et échanger, nous décidons de rouler à 3. Pour lutter contre le vent nous prenons des relais, ce qui nous permet d'améliorer sensiblement notre moyenne quotidienne.

Les Gauchitos Gil

Sur cette route qui semble interminable, il n'y a rien. Pas de villages, pas de rivières... RIEN. Enfin presque. Car, il y a les Gauchitos Gil.


Des petits sanctuaires, représentant une légende d'Argentine qui aurait accomplie des miracles. Ces sanctuaires sont reconnaissables de loin, car pour représenter le sang d' Antonio (Le gaucho), il est accroché des tissus rouges aux arbres (quand il y en a) ou aux arbustes. Autour du petit sanctuaire, des donations. Du vin (rouge), des bouteilles d'eau et parfois de la nourriture.
Pour les voyageurs à vitesse réduite, ce sont des lieux ou l'on peut donc facilement se ravitailler en eau (bien la purifier). Ce qui fait que malgré l'environnement désertique, l'eau n'est pas du tout un problème.


Pour nous, cela devient également un lieu recherché pour passer la nuit,. Il y a souvent à coté du sanctuaire, tables, chaises et BBQ.



San Juan.

Un des gros avantages de l'Argentine, c'est que tous les villages, ou presque, ont un camping municipal. La plupart du temps gratuit (mais pas entretenu), il propose, eau, électricité, BBQ et parfois la douche. Parfait pour une nuit.


San Juan n'échappe pas à la règle. Sauf que son camping ne permet pas de planter une tente... Nous nous rabattons donc sur une petite auberge. Ici, Patricia découvre les puces de lits....Ce qui va renforcer notre préférence pour la tente....


Mais surtout, nous rencontrons d'autres résidents avec qui nous allons partagés de bons moments.
Le samedi soir, nous décidons de partager une "parrilla" (Viande grillé au feu de bois).


Autre particularité de l'Argentine, c'est la viande et le (bon) vin. Ils sont très abordables question prix.
Nos nouveaux amis veulent donc nous faire gouter toutes sortes de viandes et de vins. Un très bon moment de convivialité.

Le lendemain, notre compagnon de route est incapable de se lever et décide de cuver jusqu'au surlendemain ou il prendra un bus pour Santiago...
Nous reprenons donc la route à 2.

La déviation Mendoza. 

Pour éviter Mendoza, grande ville qui ne nous attire pas, nous décidons de passer par l'Est. Plus près des montagnes et plus tranquille. Sur notre carte, une petite route. Nous l'empruntons confiants. D'un mauvais goudron, elle devient rapidement un mauvais muletier.


Pour franchir le col à 2 800 mètres, nous empruntons le lit d'une rivière asséchée.


Malheureusement, nous ne profiterons que très peu du paysage, car la pluie et le brouillard viendront pimenter notre chemin
De l'autre coté du col, nous aperçevons les Andes faisant frontière avec le Chili.


Plus de pluie, mais une piste de sable nous rappelant un peu trop la traversée du Sud Lipez...


La petite ville de Uspallata sera une délivrance. Nuit au camping avant d'emprunter la RN 7.


Comme chez nous, très fréquentée. Elle relie les villes de Mendoza et Santiago. Rapidement, nous décidons de l'abandonner au profit de la RN 89. Très bon choix. Bien que non goudronnée, nous apprécions sa terre battue,


sa tranquillité et ses paysages à couper le souffle.



Sale temps.

De retour sur la "40", nous retrouvons de grandes lignes droites à perte de vue.


La météo se gâte et nous avons la pluie. Du coup, nous changeons notre itinéraire. La 40 n'étant de nouveau plus goudronnée, nous préférons suivre la route en direction de San Rafael. Un détour de 150 km que nous ne regrettons pas.

Nous sommes à San Rafael. Pendant 3 jours, il n'a fait que pleuvoir. Des orages de grêle, de la pluie sans discontinuer....


Sur ces routes ou il n'y a rien pour s'abriter, nous posons la tente où nous pouvons. Ce qui nous vaut quelques surprises quand le terrain ne peut plus absorber....


Ici dans notre petit hôtel, nous sommes content d'avoir détourner notre route. Qu'est ce que cela aurait donné sur une route en terre ou la prochaine ville se trouvait à plus de 4 jours..... ?

Demain nous repartons toujours plus au sud. Si la météo le permet....

Rendez vous aux alentours des 7 lacs.