Il a du connaitre Khrouchtchev....
Il, c'est le train qui nous conduit de Moscou à Irkustk en Sibérie.
5185 km en 4 jours et 4 nuits, cela vaut bien un petit article. Surtout quand ce train s'appel le Transsibérien...
Tout a commencé par un grand moment de stress. Le train est annoncé 30 minutes avant son départ. C'est donc confiant que nous nous présentons sur le quai, avec 10 sacs et 2 vélos. Car pour ne pas être embêtés par les vélos, nous avions accomplis les 12 travaux d'Astérix (comprenez les 12 guichets) pour obtenir un billet avec les vélos en bagages accompagnés, c'est à dire dans le wagon à bagages....
On y croyait, naïfs que nous sommes. Car sur ce train, il n'y a pas de wagon bagages. Par contre, il y a des Provodnitsa, (hôtesses de wagon) qui elles ou ils ne veulent pas de vélos à bord...
Nous arrivons à un compromis 5 minutes avant le départ du train. IL suffit juste que je démonte les 2 vélos, que je les emballe et que je trouve une place pour les ranger.... Démonter rapidement les vélos. (Roues, pédales, guidon, et baisser la selle), je sais faire. Pour le reste, j'ai pas de quoi et trouver de la place, c'est pas un problème, je les laisse dans le couloir du wagon indiqué sur mon billet spécial vélo... Re-compromis. Je ne les emballe pas (plus le temps) mais je les range dans un compartiment 2ème classe pas trop occupé...
Juste le temps de sortir avec mes roues (elles rentraient pas dans le coffre du compartiment), de courir jusqu'à mon wagon ou Patricia a installé les sacoches, et le train démarre. Nouvelle moue de nos Provodnitsa (ils sont 2 à se relayer) en voyant les roues (poussiéreuses, il est vrai.). Nous jouons profil bas en les emballant (les roues) dans une de nos bâches. C'est qu'il va falloir se supporter pendant 4 jours et 4 nuits. Du coup, tout est bien. Le voyage peut commencer.
Et quel voyage... Nous sommes en troisième classe (alors que nos vélos sont en seconde...). C'est à dire 56 couchages répartis sur 2 étages sur la longueur du wagon qui est plein....
Nous installons nos matelas et l'on nous distribue draps et serviettes de toilette.
A peine assis, que notre premier voisin nous dépose du thé et des "chaussons" pour le voyage.
Ce voisin ne reste pas longtemps et nous aurons peu l'occasion d'échanger car la nuit tombe ainsi que l'éclairage du train.
La vie à bord s'organise. Il y a le Samovar qui fourni l'eau bouillante pour le thé et/ou les nouilles chinoises. Très utile et situé à coté des responsables de wagon (qui vendent du thé, des nouilles chinoises et d'autres babioles) et des toilettes que je ne décrirais pas ici, par respect pour ceux qui lisent cet article en mangeant...
Notre Samovar ressemble plus à une mini centrale nucléaire qu'à une bouilloire, mais il nous rend bien service.
Aux heures des repas, c'est à dire tout le temps car chacun est calé sur l'heure de chez lui alors que le train est à l'heure de Moscou ( nous traversons 5 fuseaux horaires). Il est coutume de déposer sa nourriture sur la table et d'inviter ses proches voisins à partager. Nous n'échappons pas à la règle. Qui plus est, nous sommes les seuls touristes dans ce wagon. Donc, chacun voulant faire connaissance, nous sommes nourris. Comprenez par nourri, que nous sommes abreuvé de Vodka avec de la nourriture (beaucoup de nourriture) pour imbiber.
Au début, on se sert du dictionnaire pour échanger, puis petit à petit, le Russe et le Français sont une seule et même langue. Du coup, nous trinquons à l'amitié Franco Russe et inversement. Puis à l'amitié Franco Sibérienne et inversement, puis à l'amitié Franco-Bouriate et inversement.... (Il y à 85 régions en Russie).
En fait tout le monde à 2 ou 3 bouteilles de Vodka dans son sac, qui ne font en général pas l'après -midi... Heureusement on peut s'approvisionner sur les quais à chaque arrêt du train (pas que en Vodka d'ailleurs, mais en nourriture riche et variée. (Poisson, viande, Beignets, fruits...)
L'ambiance y est bon enfant malgré une réelle promiscuité.
Ce qui est appréciable également avec ce train, c'est que l'on voit (malgré tout) passer le temps.
Cela faisait des années que nous n'avions pas lu un livre d'une traite.
Puis le voyage s'arrête pour nous qui descendons à Irkustk.
D'autres continuent jusqu'en Mongolie ou même en Chine....
35 minutes d'arrêt et une sensation de décalage horaire. 5 heures de différence avec Moscou.
On récupère les vélos en n'omettant pas d'offrir des chocolats à la Provodnitsa du wagon 7 (2ème classe) qui c'est très bien débrouillée avec le vélo qui a fini dans le couloir.
Nous faisons l'animation du quai le temps de remonter les vélos et filons nous trouver un hôtel.
Il, c'est le train qui nous conduit de Moscou à Irkustk en Sibérie.
5185 km en 4 jours et 4 nuits, cela vaut bien un petit article. Surtout quand ce train s'appel le Transsibérien...
Tout a commencé par un grand moment de stress. Le train est annoncé 30 minutes avant son départ. C'est donc confiant que nous nous présentons sur le quai, avec 10 sacs et 2 vélos. Car pour ne pas être embêtés par les vélos, nous avions accomplis les 12 travaux d'Astérix (comprenez les 12 guichets) pour obtenir un billet avec les vélos en bagages accompagnés, c'est à dire dans le wagon à bagages....
On y croyait, naïfs que nous sommes. Car sur ce train, il n'y a pas de wagon bagages. Par contre, il y a des Provodnitsa, (hôtesses de wagon) qui elles ou ils ne veulent pas de vélos à bord...
Nous arrivons à un compromis 5 minutes avant le départ du train. IL suffit juste que je démonte les 2 vélos, que je les emballe et que je trouve une place pour les ranger.... Démonter rapidement les vélos. (Roues, pédales, guidon, et baisser la selle), je sais faire. Pour le reste, j'ai pas de quoi et trouver de la place, c'est pas un problème, je les laisse dans le couloir du wagon indiqué sur mon billet spécial vélo... Re-compromis. Je ne les emballe pas (plus le temps) mais je les range dans un compartiment 2ème classe pas trop occupé...
Juste le temps de sortir avec mes roues (elles rentraient pas dans le coffre du compartiment), de courir jusqu'à mon wagon ou Patricia a installé les sacoches, et le train démarre. Nouvelle moue de nos Provodnitsa (ils sont 2 à se relayer) en voyant les roues (poussiéreuses, il est vrai.). Nous jouons profil bas en les emballant (les roues) dans une de nos bâches. C'est qu'il va falloir se supporter pendant 4 jours et 4 nuits. Du coup, tout est bien. Le voyage peut commencer.
Et quel voyage... Nous sommes en troisième classe (alors que nos vélos sont en seconde...). C'est à dire 56 couchages répartis sur 2 étages sur la longueur du wagon qui est plein....
Nous installons nos matelas et l'on nous distribue draps et serviettes de toilette.
A peine assis, que notre premier voisin nous dépose du thé et des "chaussons" pour le voyage.
Ce voisin ne reste pas longtemps et nous aurons peu l'occasion d'échanger car la nuit tombe ainsi que l'éclairage du train.
La vie à bord s'organise. Il y a le Samovar qui fourni l'eau bouillante pour le thé et/ou les nouilles chinoises. Très utile et situé à coté des responsables de wagon (qui vendent du thé, des nouilles chinoises et d'autres babioles) et des toilettes que je ne décrirais pas ici, par respect pour ceux qui lisent cet article en mangeant...
Notre Samovar ressemble plus à une mini centrale nucléaire qu'à une bouilloire, mais il nous rend bien service.
Au début, on se sert du dictionnaire pour échanger, puis petit à petit, le Russe et le Français sont une seule et même langue. Du coup, nous trinquons à l'amitié Franco Russe et inversement. Puis à l'amitié Franco Sibérienne et inversement, puis à l'amitié Franco-Bouriate et inversement.... (Il y à 85 régions en Russie).
En fait tout le monde à 2 ou 3 bouteilles de Vodka dans son sac, qui ne font en général pas l'après -midi... Heureusement on peut s'approvisionner sur les quais à chaque arrêt du train (pas que en Vodka d'ailleurs, mais en nourriture riche et variée. (Poisson, viande, Beignets, fruits...)
L'ambiance y est bon enfant malgré une réelle promiscuité.
Ce qui est appréciable également avec ce train, c'est que l'on voit (malgré tout) passer le temps.
Cela faisait des années que nous n'avions pas lu un livre d'une traite.
Puis le voyage s'arrête pour nous qui descendons à Irkustk.
D'autres continuent jusqu'en Mongolie ou même en Chine....
35 minutes d'arrêt et une sensation de décalage horaire. 5 heures de différence avec Moscou.
On récupère les vélos en n'omettant pas d'offrir des chocolats à la Provodnitsa du wagon 7 (2ème classe) qui c'est très bien débrouillée avec le vélo qui a fini dans le couloir.
Nous faisons l'animation du quai le temps de remonter les vélos et filons nous trouver un hôtel.