Corée du Sud : Vladivostok - Séoul (7 octobre - 19 Octobre 2014)

Le jour de quitter la Russie est arrivé... C'est ainsi que le 8 octobre en embarquant sur le ferry


 nous disons au revoir à Vladivostok.


Une fois les vélos installés dans le bateau,


 nous avons l'agréable surprise de découvrir que nous sommes surclassés en seconde (au lieu de la troisième). Le temps de faire le tour du bateau, à la décoration kitch,


 et nous voyons la côte s'éloigner.


 22 heures pour traverser la mer du Japon. Mer calme, couché de soleil fabuleux,



 éclipse de lune totale.


Nous passons la soirée avec un groupe de motards et en profitons pour fêter l'anniversaire de l'un d'eux.


Au matin, nous débarquons au pays du matin calme....




Une fois les formalités d'entrées accomplies, les adieux faits à nos compagnons de routes,


nous reprenons les vélos pour découvrir un pays bien surprenant.


Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir que la Corée du Sud est un pays sur-développé.
Tout le monde est connecté. Les devantures sont surchargés de messages publicitaires,


 tout est clean et ordonné....

Nous nous dirigeons plein nord en suivant la côte est,


 pour aller passer quelques jours dans les montagnes et plus particulièrement dans le parc national de Seoraksan.

Randonnées vers les temples et les sommets alentours. La encore tout est bien balisé. La moindre difficulté est effacée par des équipements adaptés. (Escaliers, passerelles....) Quant aux Coréens, (tous équipés pour aller faire l'ascension de l'Everest), ils sont nombreux à pratiquer la randonnée. A tel point, que cela bouchonne dans les passages un peu plus raides.....


Coté ravitaillement, aucun problème non plus. Petites cuisines tout le long des parcours...





Plus au Nord, c'est la présence militaire qui nous impressionne. Colonnes de blindés, patrouilles de militaires en armes,

 barricades, barbelés.... La frontière avec la Corée du Nord est bien gardée.



Les Coréens, ayant eus la très bonne idée de rejoindre la côte Est à Séoul en moins de 2 heures grâce à une 4 voies n'empruntant que tunnels et viaducs, nous profitons, seuls, des petites routes de montagne,


qui nous entrainent par monts et par vaux, ne semblant en oublier aucun. 


Nous empruntons des routes n'apparaissant même pas sur notre carte peu précise. Ce qui nous vaut une belle surprise lorsque après une belle partie montagneuse la route s'arrête sur un lac...

Heureusement, un peu plus loin nous trouvons un bac qui veut bien nous embarquer avec nos vélos.



A partir de Chuncheon, nous empruntons le très bon réseau de pistes cyclables (qui fait pratiquement le tour du pays)

 pour rejoindre Séoul en toute tranquillité


 et pénétrer en son centre avec autant de difficulté que traverser la commune de Besayes...








Rusie : Ulan Udé - Vladivostok (26 septembre - 6 octobre 2014)

Ulan Ude, cette charmante capitale de la Bouriatie


est différente de ces consœurs à l'architecture soviétique. Sa culture Mongole et Bouddhiste lui donne un coté exotique.

A proximité de la ville, nous irons passés deux jours au monastère Bouddhiste d'Ilvoga. (Construit sous Staline avec sa Bénédiction !!!).


Par pur hasard, nous y arrivons  un jour de festivités. Concours de tir à l'arc, lutte,



barbe à papa et maïs grillé en l'honneur du 12 ème Khambo Lama, mort il y a 70 ans et dont on expose pendant quelques jours la dépouille (exhumée en 2002). Toujours en position de lotus et en parfait état de conservation. Ce phénomène, non expliqué par la science, s'est vite transformé en miracle attirant des pèlerins du monde entier...)


En ce dernier jour de commémoration, la fête se terminera tard dans la nuit.
Ce n'est que le lendemain matin, le village étant redevenu calme et isolé,


que nous pourrons admirer ces temples toujours aussi colorés,


écouter les moines psalmodier, tapant sur leurs tambours ou faisant tinter des clochettes quand ce ne sont pas des cymbales ....

Quelques tours de rouleaux à prières


et de roues plus loin, nous sommes de retour à Ulan Ude.


C'est par le train (et sous une averse de neige) que nous quittons la ville direction Vladivostok. 3 jours et 3 nuits pour cette dernière partie du transsibérien.

Le problème de nos chers vélos... N'ayant pas réussi a expliquer notre problématique au guichet, nous les démontons, les emballons


 et les embarquons avec nous dans le compartiment. Ils rentrent pile poil au dessus de nos couchettes....


Mais cela ne plaît pas à nos deux charmantes provodnitsas qui se mettent en tête de les déplacer dans un autre wagon, (mais pour cela, il nous faut un billet pour bagages encombrants....). C'est ainsi que pendant 20 heures, à toutes les gares (même la nuit), accompagnés de notre hôtesse,  nous descendons pour essayer d'acheter ce fameux billet bagage .... Pas facile, même pour la professionnelle du train.... Mais, sa détermination de Pitbull finie par payer et au matin du 2ème jour, nous déplaçons nos vélos en seconde classe ... nous comprenons son acharnement quand le 3ème jour, le personnel subit un contrôle en règle par les boeufs carottes de la société ferroviaire. Contrôle des billets, vérification de la comptabilité, des dates de péremption pour les articles en vente... Ce n'était pas le moment d'avoir des bagages rangés au mauvais endroit....

Quant à nous, ce trajet est beaucoup, plus calme que le précédent.


 Notre seule voisine, une vieille dame, doit être apparentée à "Tatie Danielle". Assurement. Heureusement, nous retrouvons Charlotte, cette jeune Belge rencontrée à Ulan Ude, qui a eue la bonne idée de prendre le même train que nous (ou inversement).


Nous naviguons d'un wagon à l'autre pour nous retrouver et discuter.

Arrivés à Vladivostok, nous remontons les vélos, assaillis par des groupes de Chinois qui se bousculent pour nous prendre, sans complexe, en photos. Quitte à bousculer nos pièces de vélos en instance d'être assemblées de nouveau. Ce qui ne me (Christian) plait pas du tout, mais alors pas du tout.....

Nous passons 2 journées à visiter la ville,  faisant des pauses "thés et gâteaux" avec notre amie Belge


 et réservons nos billets pour une traversée en ferry.


Yota, devant l'accueil de la compagnie maritime, fait le nécessaire pour nous inscrire sur les listes de passagers, puis nous dit gentiment que nous paierons plus tard, car aujourd'hui c'est dimanche et qu'ils sont fermés . Elle était juste de passage.

Russie : Irkustk - Ulan Udé (15 - 25 septembre 2014).

Irkustk est une jolie ville, avec les habitations traditionnelles de Sibérie. Maisons en bois.

Nous y passons 2 jours, avant de rejoindre le lac Baïkal situé à 70 kilomètres plus au sud en longeant la rivière Angara.

A Listvianka, au bord du lac, nous avons dégusté de l'Omoul directement sorti des eaux bleues de cette mer d'eau douce qu'est le Baïkal.
 

Avec ces 31500 km carrés, c'est la plus grande réserve d'eau potable au monde (pour combien de temps encore), mais également le plus profond lac, qui gèle en totalité l'hiver, si bien, que l'on peut y circuler facilement en voitures ou camions.

Comme nous ne sommes pas en hiver, nous devrons nous contenter de le longer sur sa cote sud Ouest pour rejoindre Ulan Udé 500 km plus à l'Est. Très vite, nous découvrons que ce sont ces routes qui ont donnés leurs noms aux célèbres manèges....



Tout au long de ce trajet, nous longeons le lac et la ligne du transibérien.

les vues sont superbes,

 les routes un peu moins,
 mais nous avons le plaisir de dormir près du lac et de pique niquer sur ses plages.


Sur cette route, nous ne rencontrons pas grand monde. Nos deux premiers cyclos depuis la Finlande. 2 Coréens frigorifiés qui vont rejoindre Irkustk

 et un Russe qui traverse son pays sur son side Ural.

Nous faisons un peu l'animation quand nous traversons les villages qui semblent en dehors du temps.
Mais partout la gentillesse est présente et nous repartons chaque fois avec des fruits ou des légumes.

Le beau temps est avec nous, mais les journées commencent à être fraîches

et les nuits glaciales. Le plus dur c'est le matin quand tout est gelé et qu'il faut faire fondre un glaçon pour préparer notre petit déjeuner....

C'est donc avec l'onglet que nous arrivons à Ulan Udé,

 ou trône une immense tête de Lénine.