Birmanie : Mae sot - Rocher d'or - Bagan (29 décembre - 6 janvier 2015)

L'autre nom de la Birmanie


En 2006, alors que nous voulions rejoindre la Thaïlande depuis l’Inde, la Birmanie nous avait été interdite pour cause de frontières terrestres fermées.
Cette fois ci, 4 frontières sont ouvertes avec la Thaïlande. Nous prendrons donc une petite revanche en allant y faire un tour.


Départ de Bangkok en bus pour Mae-Sot. Nous voyageons légers. Nos affaires d’hiver étant restées en pension à l’auberge de Bangkok.

Passage de la frontière.


Enormément de monde au poste frontalier. Mais, le guichet 4, réservé aux passeports étrangers est libre. C’est donc en un quart d’heure que nous changeons de pays, sans aucun contrôle des bagages.


De l’autre coté, gros changement. Du monde partout, la pagaille, le bruit, les voitures surchargées, les camionnettes bondées, les changeurs de devises dans la rue, les crachats de Bétel…


Dés la sortie de la ville, la route, se dégrade assez rapidement, devenant parfois une piste de terre, de cailloux, de tous et de bosses… Durant la montée du col, les contrôles militaires réguliers nous demandent passeports et signatures sur registre. D’autres barrières sont également dressées, mais ne concernent que les automobilistes à qui l’on demande une participation pour l’entretien des routes. (Nous n'osons pas imaginer ce que se pourrait être sans entretien.... ).
Tout au long du trajet, nous retrouvons les véhicules, qui ne vont guère plus vite que nous, arrêtés devant de petits restaurants ou en plus de se ravitailler ils peuvent faire refroidir freins moteurs et pneus grâce à des tuyaux spécialement destinés à ces usages..


En Birmanie il n’est pas autorisé de planter sa tente et les habitants ne sont pas plus autorisés à héberger les étrangers. Aussi, quand les autorités nous demandent ou nous allons dormir, nous leur donnons le nom d’une grande ville, sans que la distance, impossible à couvrir à vélo ne les déstabilise…


Pour le premier soir, la chance est avec nous. Alors que la nuit commence à tomber, avec l’aide de villageois, nous trouvons une « rest home », qui accepte de nous héberger pour la nuit. Une araignée grosse comme le poing, une souris et une grenouille nous tiendrons compagnie. (sans compter les geckos)


Le lendemain, dans la plaine, nous trouvons une route en meilleur état, nous permettant de rejoindre une ville où nous passons la nuit de la Saint Sylvestre.



Golden Rock.



C’est notre première visite. Pour atteindre le « rocher d’or », nous prenons l’option la plus courte, consistant à monter dans un camion.


Nous voilà rassuré, le prix du billet comprend une assurance vie. Ceci fait, il faut sauter dans la benne d’un camion ou l’on se retrouve à plus de 50 personnes, ce qui permet d’être bien coincé les uns contre les autres et donc de ne pas bouger. Un peu comme une ceinture de sécurité… Une fois parti, on se balance au gré du revêtement et de la vitesse à laquelle sont pris les virages. La route ressemble à un grand huit, à la seule différence, que les wagons, ici les camions, ont le droit de se dépasser… Même Disneyland n’a pas un manège aussi fou.


Arrivés entiers au rocher d’or, nous pouvons déambuler entre tous les vendeurs de bondieuseries et les pèlerins.


Beaucoup de ferveur en ce lieu. Chacun y va de sa prière. La pensée de prendre le chemin en sens inverse y est elle pour quelque chose ?


Bagan


Notre deuxième étape touristique. Situé un peu plus au nord, nous faisons le trajet depuis Kyaikto en bus de nuit pour ne pas pédaler dans cette plaine surchauffée et qui ne nous semble pas la plus intéressante.


Bagan c’est un ensemble de 4 000 pagodes réparties sur quelques kilomètres carrés.


3 villes bien équipées au niveau du tourisme permettent de passer un agréable moment dans ce lieu fascinant.



Des pistes de sable relient les pagodes et l’on s’y promène au petit bonheur découvrant des merveilles architecturales.


Chaque Pagode, petite ou grande, en bon état ou abandonnée abrite des Bouddhas, des peintures murales ou autres curiosités.


BONNE ANNEE 2015

Pour nous 2014 c'est 14 pays visités et 14000 kilomètres parcourus. 



BONNE ANNEE A TOUS



Pour 2015, nous vous souhaitons plein de bonheur, une excellente santé et que vos projets se réalisent

Thailande : Bangkok (22 - 28 décembre 2014)

Le 21 décembre, nous quittons Tokyo direction l’aéroport de Narita situé à 70 km de la capitale. Derniers kilomètres à vélo avec 2 cartons récupérés chez le vélociste du coin.


Arrivés à l’aéroport, nous démontons et emballons les vélos avant de nous trouver une petite place pour passer la nuit sur la moquette du terminal 2.
Véritable petite ville, on trouve des fast-food, des combinis, des magasins de souvenirs, et des consignes acceptant les vélos (pour ceux qui auraient la bonne idée d’aller visiter Tokyo sans s’embarrasser de leurs montures).
22 décembre. 6h30 du matin, nous nous présentons au comptoir avec vélos et bagages. Tout se passe pour le mieux, nous déplaçons les vélos vers un appareil rayon X acceptant les gros colis et allons attendre notre vol XJ601.
22 décembre. 15h55 nous atterrissons à Bangkok (BKK). C'est parfait. Nous récupérons nos montures dans le même état qu’au départ. Nous remontons porte bagages, garde-boue, roues… dans un coin de l’aéroport, fixons les sacoches et prenons la route.


Les 35 degrés ambiants, la moiteur, la circulation anarchique, le bruit, nous sautent à la figure… Quel changement.
Sur nos vélos, nous plongeons sans transition dans cette Asie du Sud-Est bouillonnante.


Heureusement, pour avoir déjà emprunté ce trajet quelques années plus tôt (Cf Route de la Soie 2006-2007), nous avançons rapidement vers le centre de BKK pour arriver à notre hébergement à la nuit tombée.
Le temps de poser nos affaires, de prendre une douche froide (eau chaude en option, mais sans intérêt), nous allons manger notre premier Pad-Thaï (Pâtes, légumes, œufs, cacahuètes. Crevettes en supplément).


Le quartier de Khosan Road, c’est une ambiance bien particulière. Beaucoup de Guesthouse bon marché y sont installées (avec chacune son agence de voyage proposant de réserver transport, trek, plongée…). On y  croise plus de « voyageurs » que de Thai. La rue principale est piétonne et on y trouve de tout.


-       Contrefaçon allant du permis de conduire au dernier i-phone, en passant par les incontournables fringues de marque.
-       Tatouage et Percing,
-       Salon de massage à même le trottoir,
-       Livres, guides de tous les pays et dans toutes les langues,
-       Vendeur d’ananas, pastèques prêtes à consommer,
-       Puis tout un monde,  essayant de profiter de la manne que nous représentons : Mendiants, liseuses de bonne aventure, chauffeurs de Tuk-Tuk s’improvisant guides….


On y déambule (de préférence en tong) entre les bars diffusant, volume à fond, les derniers tubes internationaux, les cuisines de rues, les mobylettes et nous... les touristes.

Mais ce n’est qu’un tout petit quartier de BKK. La ville est immense avec une superficie de 1.568,7 kilomètres carrés et plus de 14 millions de personnes.


Pour se déplacer, il y a les taxis à 2 – 3 ou 4 roues. Le métro aérien - souterrain, le train le bus et le bateau. 


Le bateau est un moyen rapide et peu onéreux pour s' avancer vers d’autres quartiers.
Chaque quartier avec sa différence, regroupe son lot de temples et autres curiosités.



25 décembre 2014

Joyeux Noël à tous


Profitez du bon repas de Noël en attendant la neige. (Pour ceux qui l'attendent avec impatience)

Japon : Tokyo (15 - 21 décembre 2014)

Réveillés de bonne heure par le gardien du parc, il nous apporte deux cafés bien chauds, des gants et des chaussettes ????  On doit commencer à ressembler à des clodos... Le café est super bon, mais les gants et les chaussettes sont pas à notre taille... Nous les donnerons plus tard.

En attendant, il nous faut pénétrer dans l'agglomération de Tokyo.. 38 millions d'habitants. Cela nous inquiète un peu quand même. Nous partons pour 120 kilomètres de vélo urbain.


Mais voilà, nous sommes au Japon et donc tout se passe bien. De larges avenues, des voitures qui nous respectent (même si nous ne roulons pas sur le trottoir comme c'est la règle).


 Nous trouvons même un bout de voie verte le long d'un fleuve, ce qui nous permet de bien avancer.


Sur notre carte nous avons repéré un camping proche de l'aéroport de Haneda. Malheureusement, il est fermé, ce qui nous oblige à passer encore une nuit dans un parc en compagnie des avions qui semblent atterrir sur notre tente..


 Dimanche 14 décembre, personne sur les boulevards, nous terminons notre virée Japonaise tranquillement avant de nous poser dans une Guest House pour 7 nuits.


Il ne nous reste plus qu'à visiter la capitale et ses différents quartiers.


Le quartier électrique avec son univers Manga,


 les maid cafés où les serveuses déguisées en soubrette viennent détendre les consommateurs en accédant à tous leurs caprices/fantasmes....


Quartier bien animé avec les vendeurs vantant la dernière trouvaille électronique, informatique ou le dernier Pac Man.


Le quartier des ambassades, des hommes d'affaires où la gare construite en 1914 semble aspirée par les grattes- ciel qui l'entourent.


Tout comme le palais impérial non loin.


Le quartier Asakusa, avec son temple, sa pagode et son parc.


En cette fin d'année, les stands se sont installés le long de la rue Nakamise


et proposent toutes sortes de raquettes pour la décoration. Représentant des acteurs de théâtre ou des vedettes du petit écran.


Elles sont très appréciées. On y vient du pays tout entier.


Un peu comme les marchés de Noël, mais avec l'ambiance Japonaise en plus... Les applaudissements quand un produit est vendu...


Tokyo, on a même vu une copie de la tour Eiffel....


Plein d'autres quartiers avec chacun leurs particularités, le pont " arc en ciel ", le quartier des arts....


Nous avons vraiment apprécié le pays de Suzuki, Honda, Kawasaki... Une vraie découverte pour nous. Car les Japonais ne font rien comme les autres. En plus de conduire à gauche, de lire les livres de droite à gauche et de haut en bas, de manger du poisson cru, de ne jamais klaxonner, d'être en 110 volts et d'avoir des toilettes chauffantes, nous avons apprécié le sens du service. Le banquier qui vous raccompagne à la porte de la banque, comme si vous étiez son meilleur client après avoir changé royalement l'équivalent de 20 euros, le commerçant qui se courbe tant pour vous remercier d'avoir acheté 3 bananes, que vous avez peur qu'il se fracasse le crâne sur son comptoir. La caissière qui énumère ce que vous avez acheté, en vous rangeant les produits, dans les sacs. Le pompiste qui arrête les voitures pour vous faire sortir, après avoir rempli généreusement....votre gourde... Etc.
L'extrême honnêteté est également déroutante. Nous ne comptons plus le nombre de fois ou nous avons cherchés les caisses, alors que nous nous retrouvions dehors sans être passé par la case paiement. Même vu un magasin ou il fallait traverser la rue pour payer....

Demain nous quittons le Japon pour une destination plus chaude.