Singapour (4- 10 mars 2015)




Johor Bahru, dernière ville de Malaisie. Nous suivons les voies réservées aux deux roues pour nous rendre au poste frontière. 

La douane se passe sans descendre du vélo, un peu comme au drive in. Le coup de tampon de sortie obtenu, nous franchissons le pont qui relie la Malaisie à Singapour. 


De l’autre coté, même technique. Nous restons dans la file des 2 roues. Une bonne vingtaine de « guichet » pour faire tamponner son passeport. Un bon millier de mobylettes. Comme se sont des frontaliers faisant le trajet quotidiennement, cela va très vite. Un peu moins avec nous, qui devons remplir les paperasses d’usage. 


Désolé pour ceux qui attendent derrière nous. La procédure va vite quand même. En à peine 5 minutes, après avoir assuré que nous ne transportons rien d’illégal, nous avons notre sésame pour rester 90 jours à Singapour.


Singapour, la ville-état,. Nous y circulons facilement. Grandes avenues arborées, peu de circulation… Nous couvrons rapidement les 30 kilomètres nous séparant du sud de l’île où se trouve notre hébergement.

L’adresse nous a été donnée par un couple de cyclo Hollandais croisés en Birmanie.
Treeinlodge. Le repaire pour cyclos-voyageurs. Si vous passez à Singapour à vélo, ne cherchez pas ailleurs. C’est l’adresse de l’île.  Tenue par des passionnés de voyages et de vélos, on s’y sent très vite comme à la maison. Endroit idéal pour prendre des nouvelles de voyageurs, d’infos, de bons plans….


Malgré sa taille, Singapour n’est pas oppressante. C’est une ville aérée, verdoyante,  qui a su conserver ses anciens quartiers.


Cohabitation exemplaire entre ancien et moderne et entre les différentes communautés. Les yuppies sortant de leurs Ferrari (Jamais vu autant de voitures au cheval cabré qu’ici) et les vieux Chinois jouant au Mahjong font parti du paysage.


Cette belle harmonie, le calme, la propreté, la beauté des quartiers nous ont fait, définitivement, tombés sous le charme de cette ville



Après cette pause bien sympathique, nous embarquons pour l’Indonésie et l’île de Java, via l’île de Batam située en face de Singapour.


Malaisie : Kuala Lumpur - Melaka (22 février - 3 mars 2015)

La chaleur des plaines, au lieu de nous ralentir, nous pousse à rouler pour avoir de l’air, mais surtout pour rejoindre les villes où nous pouvons avoir une chambre avec un ventilo où, grand luxe, une climatisation.


Nous en rêvons. Ou plutôt nous y pensons toutes les nuits que nous passons dehors. Pour en rêver, il faudrait pouvoir dormir. Sous la tente, c’est impossible. La nuit, la température ne baisse pas, mais le vent lui, s’arrête. Etouffant. 


Du coup, nous essayons de trouver un fan pour la nuit. Peu importe le lieu, seul le ventilo compte.. 

C’est ainsi que nous dormons dans les mosquées. 


C’est facile et malgré notre différence de religion, nous y sommes bien acceptés. Il faut demander à l’Imam, qui nous trouve toujours une salle pour poser nos affaires et y dormir. Souvent la salle de réunion. 


Nous devons attendre la dernière prière (21 heures) avant de prendre position de notre pièce.
Cela nous permet à chaque fois de bonnes rencontres. 


Patricia a même assistée aux prières coté femmes, avec le rituel de se couvrir encore plus, malgré la présence d’un rideau les séparants des hommes. De mon coté, j'étais bien assis sur la moquette épaisse, à regarder les gamins faire des roulades, se chahuter pendant que leurs pères levaient les fesses. 

Il y a évidemment beaucoup d’autres endroits pour se faire accueillir, nous en reparlerons plus tard.


Kuala Lumpur. Grosse ville, pas très adaptée aux cyclistes.. Des autoroutes de partout. Heureusement KL se traverse en peu de kilomètres. Cela nous a permis de rejoindre le centre ville assez  facilement.


Nous logeons dans Chinatown. Comme dans toutes les villes, c’est le quartier où l’on trouve de nombreux hébergements et beaucoup d’animation. 


Les Chinois ont le sens du commerce. On trouve donc de tout. Les stands de nourritures y sont également bien présents. Une carriole posée sur le trottoir, des tables, des tabourets, de la vaisselle (le tout en plastique évidemment…) et des mets douteux, gouteux et variés.



Une fois lavés, rafraîchis, rassasiés, nous entreprenons la visite de la capitale.

Le quartier des affaires avec leurs immenses buildings, les tours Pétronas, (qui furent un temps les plus hautes du monde), Emblème de la ville. 


Le quartier Indien, avec ses temples, ses vendeurs de tissus, ses saris…,


le quartier colonial qui a gardé ses immeubles d’une période maintenant révolue…


2 jours pour visiter cette capitale avant de reprendre la route. 


Surchauffée, longeant des plantations de palmiers à huile à perte de vue, ce n’est pas la route la plus intéressante de notre voyage. Et cela va continuer jusqu’à la frontière avec Singopour.


Melaka ou Malacca, est une ville bien sympathique. On se croirait arrivé à véloland (pas le magasin, mais le pays… Comme le pays de Disney). 


Des vélos partout. Décorés avec les personnages de dessins animés…


Là encore, les vestiges des différentes occupations (Anglaises, Portugaises, Hollandaises...) rendent cette ville attractive au niveau touristique..


Encore 3 jours à pédaler, à boire nos 6 litres quotidiens, à rechercher un fan pour la nuit et nous quittons la Malaisie.



Malaisie : George Town - Cameron Highlands (11 février - 21 février 2015)

Après Ko Lanta, nous reprenons la route direction la Malaisie située à quelques 400 kilomètres plus au sud. De petites routes, parfois avec des surprises,


nous conduisent à Border Bazaar. Le changement de pays se fait facilement par un minuscule poste frontière où il n'y a rien. Pas une banque, pas un hôtel, pas un restaurant... Nous finissons nos bahts dans les quelques stands sous bâches qui se trouvent coté Thaïlandais.


La première chose qui nous frappe en Malaisie c'est l'écriture. Depuis 6 mois, nous n'avions pas revu l'alphabet latin.  Quel plaisir. Si nous ne comprenons pas, nous pouvons au moins lire...


Depuis la frontière, nous filons directement jusqu'à l'île de Penang ou se trouve George Town.


De nombreux édifices témoignent de son passé colonial.


Nous resterons 2 jours dans cette ville a arpenter les différents quartiers, découvrant de nombreux lieux de cultes. Chrétiens, musulmans, Boudhistes, Hindouistes.....,


 mais aussi des "graffitis" bien sympathiques.


Dans la plaine il fait chaud. Très chaud. Alors nous éclusons. 6 litres de boisson par jour en moyenne,  en plus du coca et des yahourts.... Tout s'évapore très vite. Nous ruisselons et ne pissons pas.

Pour échapper un temps à cette fournaise, nous décidons d'aller dans les montagnes. "Les Cameron Highlands. Havre de paix et de fraîcheur, situés à 1600 mètres d'altitude en moyenne. On y va pour respirer l'air pur "disent les guides".  Alors, allons-y....


70 kilomètres d'une belle route qui s'élève tranquillement dans la forêt.


On y entend les bruits de la jungle. Parfois un groupe de singe nous regarde passer. C'est tranquille et reposant.  Les Orangs Asli, peuple de la jungle, se sont rapprochés des routes pour vendre leur artisanat. Nous en profitons pour nous faire héberger.


Changement de décor le lendemain. Les villages que nous imaginions paisibles et reculés dans les montagnes sont devenus des Resorts pour citadins. Les plantations de fraises, de lavande, de thés, les fermes aux papillons, aux abeilles... sont des attractions façon Disneyland.


Pour couronner le tout, c'est le jour de l'an Chinois. 4 jours de congés pour rentrer dans l'année de la chèvre. Toute la Malaisie semble s'être donnée rendez vous dans les Cameron Highlands.


Des kilomètres de bouchon. C'est la foire d'empoigne, Plus une chambre de libre. Du monde partout, qui crache, qui crie qui...prend des vacances.


Nous trouvons un coin pour planter notre tente, loin du vacarme. Deux nuits à profiter de la fraicheur, à ressortir le duvet. Du pur bonheur, avant de redescendre dans la fournaise, visiter les plantations de thé

et  rejoindre la capitale Kuala Lumpur.


Thaïlande : Koh Lanta (3 février - 10 février 2015)

5 jours sur Koh Tao et nous sommes de nouveau au repos sur une autre île....


Ko-Lanta, sur la côte Ouest. Bien connue pour avoir accueillie Léonardo Di Caprio sur le tournage du film "La plage" en 1999.  (Mais qui n'à jamais vue une caméra de TF1)

Pour nous y rendre,  nous avons du prouver notre détermination :
L'épreuve vélo : 230 kilomètres en 2 jours sous un soleil de plomb.


L'épreuve du bac : L'île étant un île.... ll faut prendre deux antiques bacs.
Mais cette épreuve sera bientôt supprimée, car la réalisation d'un pont est déjà bien avancée...


L'épreuve du courage : Trouver un endroit sympa et isolé.


L'épreuve de la plage : Se mettre à l'ombre avec un bouquin, regarder les eaux cristallines et les autres participants en pleine préparation physique.



L'épreuve de la tentation : Savoir quitter ce lieu idyllique pour reprendre les vélos dans la fournaise. Après avoir été repoussée, l'épreuve aura lieu demain....