Norvège : La route 17

Depuis Trondheim, nous avons emprunté la route touristique n° 17.

 Un peu par hasard, car nous avions prévu de suivre la route Nationale N° 6 pour monter plus directement et rapidement au nord.
Mais, à notre goût, nous avons trouvé un peu trop de circulation en ce premier WE de vacances.
Du coup nous prenons plus à l'Ouest, cette route qui longe la côte. et nous ne le regrettons pas une seconde.
Des paysages merveilleux avec les montagnes découpées qui se jettent dans la mer.



En plus, nous avons croisé notre premier élan.


Demain, nous embarquons pour les iles Lofoten.

Norvège : Samedi 21 juin


…3 heures que nous avons repris la route. Une route désertique, aucune  habitation. Il grêle et la température a chutée à 2 degrés.  A midi, elle était de 7 degrés.
Depuis ce matin, nous roulons sous la pluie et ne croisons que de rares voitures et aucun village. Autour de nous, des champs de luzerne coupée. Habituellement ces champs nous servent de terrain de camping. Mais ce soir,  pas question de planter la tente.
16 heures. Nous sommes dans un abri bus. J’ai obstrué l’entrée avec la bâche qui sert à recouvrir les vélos. Dans ces deux mètres carrés, nous avons réussi à stocker les vélos, les 10 sacoches et nous deux.
Assis par terre, nous nous faisons chauffer un thé pour sentir un peu de chaleur dans nos veines. Nous avons mis des habits secs et chauds, mais l’humidité ambiante, fait que nous avons encore froid. Pas question de reprendre la route et nous envisageons sérieusement de passer la nuit dans ce lieu de fortune. Une bâche au sol, les matelas et les duvets. Les vélos bien coincés dans un angle, les sacoches entassées les unes sur les autres. Cela devrait faire l’affaire.  Plus qu’une envie. Se glisser dans les duvets et laisser passer.



Soudain une voiture s’arrête. Une voix demande s’il y à quelqu’un. Je passe la tête à l’extérieur.
En face de moi, un individu, me questionne du regard. Je lui explique que  nous sommes deux cyclistes et que nous avons trop froid pour continuer la route.
-       Vous allez passer la nuit ici ?
-       En tout cas, nous l’envisageons fortement. Nous avons de bons duvets et nous verrons demain.
-       J’ai une maison juste au dessus. Venez chez moi, j’ai une chambre de libre.
-       C’est loin, nous n’avons pas vu de maison ?
-       Non, juste a 5OO mètres, après la petite bosse. Je vous attends.
-       Le temps de ranger nos affaires et nous arrivons.
C’est comme cela, qu’une nuit qui s’annonçait peu agréable, s’est transformée en une douce soirée au chaud et dans un vrai lit. Haken, sa fille et son fils, nous ont accueillis (recueillis) et nous passons une bonne partie de la soirée à échanger sur nos modes de vie assez proches, mais différents de part le climat.
La peau d’Ours et le Lynx empaillés ont étés tués par notre hôte. Le dernier à 200 mètres d’ici alors qu’il décimait un troupeau de brebis.



Merci à toi Haken et à l’étoile des cyclo voyageurs qui est toujours présente.

C'était le 1er jour de l'été. Depuis, le beau temps et revenu et les températures agréables également.

Norvège.- part 1


Alors là, nous sommes passés au cran supérieur.....
Tout simplement magnifique.


Mais revenons un peu en arrière....

Après la Suède, nous arrivons à Oslo


 Nous y passons 4 jours à visiter, nous reposer, faire un petit nettoyage des vélos, et préparer notre itinéraire Norvégien.


Ne pouvant pas emprunter les longs tunnels (Supérieur à 6 km), interdits aux vélos , nous prenons les routes de montagne qui en cette période sont encore bordées de neige dès 1000 m d’altitude, ce qui offre une ambiance hivernale. 


D’ailleurs, la piste des terrassiers que nous avions choisie, est encore recouverte par la neige et donc impraticable avant début juillet….
Nous faisons un détour nous obligeant, pour notre plus grand plaisir, à naviguer, à bord d’un ferry, dans le Naeroyfjord, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.


Une longue traversée sur la route la plus haute de Norvège (1434 m), nous fait découvrir le magnifique parc national de Jotunheimen, où le ski de fond et de randonnée sont encore d'actualité.


Coté paysage, des cascades toutes plus impressionnantes les unes que les autres,


des sommets enneigés, des fjords étendant leurs eaux turquoises, des églises en bois debout datant des Vikings….

Coté vélo, des routes étroites et sinueuses, des plateaux désertiques, 

des montées infernales avec des pourcentages élevés,

 des tunnels non éclairés, des routes secondaires souvent non goudronnées.


Pour ces raisons, la Norvège entre directement au top 5 des pays (que nous connaissons) apportant un réel plaisir à pédaler.

La vie Quot 2

La recherche du parcours.

Nous aimons les routes tranquilles, avec le moins de voitures possibles. Si nous avons le choix, nous choisissons la piste plutôt que le goudron.



Le plus difficile est de trouver la bonne route, le bon passage. Nous utilisons nos cartes routières, mais aussi, les plans que nous pouvons trouver dans les offices de tourisme. Internet et Google Earth quand nous avons une connexion est d'un grand secours.  La connaissance du terrain par l'Autochtone est également précieuse, mais souvent mal évaluée dans le temps...

Il nous arrive régulièrement de nous tromper, de ne pas avoir vu la rivière sans pont, l'autoroute qui bloque le passage, le tunnel interdit aux vélos... (Cela vient de nous arriver en Norvège ce qui nous à valu 100 km de détour...)

Cette recherche de parcours fait partie intégrante du voyage à vélo. Pour nous c'est un véritable plaisir et une vrai récompense quand les projections correspondent à la réalité.



Suède

Autant vous prévenir tout de suite, nous n'avons pas vu un seul magasin IKEA, mais plein de H M (l'autre grande marque Suédoise).

Pour le reste, nous avons particulièrement apprécié la ville animée de Göteborg,



et la côte du Bohüslan, découpée, abritant de charmants villages aux maisons rouge.




A Fjallbacka, nous étions sur les traces de Erica et Patrick, les personnages principaux des romans policiers de Camilla Läckberg.





La vie Quot 1

Dans ces articles que nous nommerons "Vie Quotidienne", nous parlerons de nous vu de l'intérieur. Comment nous nous organisons, comment nous réagissons.... En bref, comment nous vivons ce voyage,
Pour cette première, nous pouvons parler du déroulement d'une journée "type".
En règle générale, nous nous levons de bonne heure. Patricia ayant gardé son rythme de facteur, c'est à 7 heures que nous commençons à rouler le duvet et le matelas. Cela permet de faire de la place dans la tente.
Ensuite, c'est la prise du petit déjeuner, le pliage de la tente et l'accrochage des sacoches.
Tout ce petit rituel nous prend environ 2 heures. Nous n'arrivons pas à faire moins...
En bivouac, nous gagnons un petit quart d'heure sur la toilette du matin plus succincte.

Départ donc à 9 heures. Nous roulons jusqu'à midi ou nous faisons une pause d'une heure, le temps de faire sécher la tente toujours humide de la condensation nocturne. L'après midi, nous roulons jusqu'à 16h30 si nous dormons en camping. Si nous avons décidé de bivouaquer, nous commençons à chercher un coin pour planter la tente vers 17 heures. Cela signifie qu'il faut chercher de l'eau (environ 10 litres pour la cuisine, la toilette, la vaisselle.... ). Ensuite, il faut trouver l'endroit ou planter la tente. Extension des feux à 22 heures après avoir diné, préparé le parcours du lendemain et lu quelques pages des livres emportés...
Evidement ces journées sont agrémentées de visites et évidement de pauses photos...ce qui fait que  nous roulons , sur terrain plat, entre 70 et 90 kilomètres.

Dans de prochains articles nous vous détaillerons comment nous choisissons nos bivouacs et comment  nous préparons nos itinéraires.

Copenhague

Avant d'arriver à Copenhague, nous avons parcouru une partie du Danemark

Premier pays ou nous avons quitté la monnaie européenne pour passer à la couronne.

Nous avons longé notre premier fjord, et découvert la mer baltique.

Malheureusement, ce premier pays Scandinave ne nous aura pas beaucoup épargné coté météo.  Tous les jours de longues périodes de pluie, qui ne nous aurons surement pas permis d'apprécier à sa juste valeur la beauté de ce pays.

Du coup, nous n'avons que peu flâné, profitant d'un vent tempétueux, mais favorable, pour avancer sur la capitale.

Copenhague, une capitale à taille humaine, avec ces austères bâtiments de briques,

son palais royal, ses châteaux,

 ses canaux ou de vieux gréements semblent avoir figé le temps,

ses façades colorées

et bien sur, sa petite sirène, emblème de la ville depuis plus de 100 ans.